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La COP21 et le climat

La COP21 et le climat

26-01-2016 à 22:40:55

Qu’est-ce que la COP21
COP est le sigle de « Conference of the parties ». C’est une conférence des pays qui font « partie » de la « Convention sur le changement climatique ». Depuis 1992, les états se réunissent régulièrement à ce sujet. La COP de Paris sera la 21e du genre.
 
L’enjeu scientifique
Un  Groupe intergouvernemental d’étude sur le climat (GIEC) prétend que l’augmentation de gaz carbonique (co2) dans l’air explique la période chaude de 1975 à 2000. Or, le co2 résulte, pour une part, de la combustion du pétrole ou du charbon. Le GIEC propose de limiter à 450 parties par million (ppm) de co2 dans l’air (c’est-à-dire 0,045 % au lieu de 0,040 %). Toutefois, cette thèse ne fait pas l’unanimité. Pourquoi ? Unanimement, on constate que depuis 2000, le réchauffement s’est arrêté. 2014 a été l’année la plus chaude du siècle, mais largement en dessous de la tendance annoncée. Or, le GIEC n’a su ni prévoir ce plafond ni l’expliquer. Les climato-logues du GIEC font en effet leurs calculs sur la base de statistiques sur seulement cent cinquante ans. Or, les variations depuis mille ans s’expliquent par l’activité du Soleil.
La COP21 ne sera, hélas, pas l’occasion d’un approfondissement scientifique.

L’enjeu politique
Chaque pays remettra à la COP21 une « feuille de route » sur deux sujets :
– La « mitigation ». Ce mot anglais évoque le mitigeur qui alimente nos éviers : on règle la manette pour avoir plus ou moins d’eau chaude. La mitigation imagine des décisions pour réduire la température de la planète en réglant les émissions de co2. Ce concept n’a de sens que si l’on suppose que ces limitations d’usage d’énergies ont bien un effet sur le climat.
– L’« adaptation ». Il s’agit des décisions à prendre pour se protéger des conséquences du réchauffement climatique s’il repartait.
Pour agir sur ces deux plans, il faut des budgets. La COP21 propose un « fonds vert pour le climat » pour collecter les budgets nécessaires. Reste à savoir qui aura la gestion de ces sommes et quel en sera le montant. L’efficacité de la « gouvernance mondiale » est en jeu. Les problèmes sont-ils globaux et nécessitent-ils un gouvernement mondial ? Est-ce, en quelque sorte,  la fin du rôle des États sur certains sujets ? La réponse relève de la morale politique.

L’enjeu économique
Toute activité utilise de l’énergie, pour produire de l’acier ou évaporer l’eau de nos productions agricoles. Or, les pays sont en concurrence entre eux et répondent à la COP21 selon leurs intérêts…
– L’Europe prétend être un bon élève avec des consommations faibles d’énergie. En fait, son efficacité cache un échec industriel puisque ses usines partent à l’étranger. On le voit avec le taux de chômage actuel.
– Les pays très peuplés, Chine et Inde, négocient une réduction d’énergie par habitant. Mais comme leur population croît, ils parlent de doubler leurs émissions de co2 d’ici 2030 !
– Les USA envisagent une baisse, mais refusent tout contrôle sur la réalisation de leurs objectifs.
– Les pays les plus pauvres sont prêts à tout signer si les pays riches financent leurs objectifs. Haïti parle ainsi d’installer 1 million d’ampoules basses calories... comme si c’était sa priorité ! On voit donc qu’il y a beaucoup d’hypocrisies derrière la COP21. Tout cela pourrait être sans importance puisque la réalité climatique est probablement plus liée à l’activité du Soleil qu’à celle de l’homme. Mais...

L’enjeu en matière de justice
Certaines autorités morales posent, à juste titre, le problème autrement. Elles tiennent deux discours :
– un discours moral : ces sujets sont prétexte à réduire la population mondiale dans la mesure où l’usage d’énergie est proportionnel à la population mondiale. Or, les problèmes mondiaux ne sont pas la conséquence de la démographie.
– un discours de justice : quand on réclame une réduction des utilisations d’énergie, chacun sait qu’il y a, en réalité, une grande part d’égoïsme de la part des plus riches. En effet, proposer un modèle de décroissance nuira d’abord aux pays les plus pauvres.
Il importe donc, quand on lit l’actualité, de ne pas être dupe des divers enjeux.


Pour aller plus loin, cliquer ici   ou sur  http://jeunes20.les2ailes.com.




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