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De l’art de dorer sans rôtir

De l’art de dorer sans rôtir

19-06-2018 à 21:58:00

Le soleil a l’air de s’installer enfin et ça fait du bien ! Mais cet ami qui va accompagner votre été peut devenir dangereux si l’on n’y prend garde. En effet, il existe un cancer de la peau, le mélanome, qui concerne des cellules pigmentaires (contenant un « colorant » brun), les mélanocytes, et qui est lié à l’exposition au soleil.

 

Le mélanome se développe la plupart du temps à l’âge adulte, mais les facteurs de risque (éléments qui augmentent le risque d’en développer un) sont essentiellement : l’exposition importante au soleil dans la jeunesse, avant 12 ans, le terrain familial (certains gênes qui le favorisent peuvent être transmis des parents aux enfants) et le fait d’avoir une peau rousse ou claire.

Contrairement à ce que l’on pense souvent, ce ne sont pas les grains de beauté qui sont des « débuts de cancer » qui vont devenir un mélanome, celui-ci peut se développer sur une peau normale (70 % des cas), n’importe où, même sous les ongles ou dans la bouche. En revanche, le fait d’avoir beaucoup de grains de beauté est aussi un facteur de risque de développer un mélanome.

Si on le diagnostique tôt, il est facile de le soigner, mais si on attend trop, il provoque des métastases (les cellules cancéreuses partent pour se fixer sur d’autres organes que la peau) et le risque de décès est important. Pour le diagnostic, c’est essentiellement l’observation qui permet de le dépister à temps : l’apparition d’une tache sombre (la très grande majorité, même si de rares mélanomes sont de la même couleur que le reste de la peau) qui s’agrandit doit le faire suspecter, avec les cinq critères suivants : 1. elle est asymétrique ; 2. elle a des bords irréguliers ; 3. sa coloration n’est pas homogène, elle contient plusieurs couleurs ; 4. le diamètre est de plus de 6 mm ; 5. son évolution : elle s’agrandit ou se creuse.

Si ces critères sont remplis, on fait un prélèvement pour savoir s’il s’agit d’un mélanome et, si c’est le cas, l’enlever. Deux études médicales récentes ont d’ailleurs montré que des ordinateurs « formés » pour ce dépistage (on a intégré des milliers de photos de mélanomes supposés dans l’ordinateur, reliées ou non au diagnostic, pour qu’il analyse ces taches et puisse définir les caractéristiques des vrais mélanomes) sont plus performantes que les yeux des médecins : c’est un cas où « l’intelligence artificielle » peut être mise au service de la santé humaine !

Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est qu’il vaut mieux éviter de s’exposer au soleil entre 11h et 16h. Et si on ne peut l’éviter, il faut porter des lunettes, un chapeau et des vêtements couvrants, s’exposer progressivement au cours de la saison, en mettant des crèmes solaires à fort indice (50), toutes les deux heures. C’est un investissement d’avenir !

Et si, comme moi, vous êtes roux ou avez une « peau de lait », n’oubliez pas : à partir de l’adolescence, une visite chez le dermatologue par an !

 

Anne-Sophie Biclet

 

 

Actuailes n° 87 – 20 juin 2018

 

 

 




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