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La France championne du monde des impots

La France championne du monde des impots

11-12-2018 à 22:03:00

La France est devenue le pays où la fiscalité est la plus forte, devant la Suède, le Danemark et l’Italie. Ce classement renvoie à la révolte des gilets jaunes.

 

Les différents impôts

Pour la première fois de l’Histoire, en 2017, le total des impôts demandés aux Français a dépassé les mille milliards d’euros. Il existe une multitude d’impôts dont les principaux sont :

La TVA (taxe sur la valeur ajoutée) est l’impôt qui rapporte le plus à l’État. Tout Français le paie dès qu’il achète quelque chose. Son taux est de 20 %, ce qui signifie que quand tu achètes un paquet de bonbons à 2 €, 40 centimes sont pour l’État et si tes parents achètent une voiture à 12 000 euros, il y a 2 000 euros pour l’État.

L’impôt sur le revenu est calculé sur le salaire que l’on reçoit dans une famille. Ainsi plus on gagne d’argent, plus cet impôt sera élevé. Mais il peut baisser avec le nombre d’enfants, si vous avez un employé à la maison (femme de ménage, nounou…) ou en faisant des dons à des associations. Seule une famille sur deux paie l’impôt sur le revenu. À partir de janvier, il sera directement prélevé sur les salaires. Il pourrait y avoir un risque de mécontentement si le nouveau système fonctionne mal…

– Les entreprises versent une partie de leurs bénéfices à l’État. Cela s’appelle l’impôt sur les sociétés.

– Il y a également les taxes sur le carburant et les cigarettes.

– Ainsi que des taxes locales, que vous soyez propriétaire ou locataire de votre logement. Elles se nomment taxes foncière et d’habitation.
– Enfin, il existe encore une multitude de taxes et d’impôts ; en France, on compte en moyenne neuf nouvelles taxes par an.

Des dépenses en hausse

Si les impôts augmentent, c’est parce que l’État n’arrive pas à être économe. Même avec des impôts toujours plus forts, il n’arrive pas à boucler son budget et doit emprunter de l’argent chaque année. Mais alors où va l’argent ?

La moitié est dirigée vers les dépenses sociales. C’est-à-dire les retraites, les allocations chômage (que l’on touche quand on a perdu son travail), les allocations familiales (versées en fonction du nombre d’enfants) ou encore les dépenses de santé.

Un quart va au budget de l’État. Les principales dépenses sont l’éducation, le remboursement de la dette et les dépenses militaires.

Enfin un quart va aux régions, aux communes et aux départements.

Le consentement à l’impôt

Le vrai problème en France aujourd’hui est la perte du consentement à l’impôt. Cela veut dire que les gens en ont assez de voir leurs impôts augmenter, d’autant plus qu’ils constatent une baisse de qualité du service public : hôpitaux, trains, routes, écoles...

L’État n’a donc plus le choix. Il va devoir réduire ses dépenses. Mais lesquelles ? Le gouvernement devrait se prononcer ces prochains jours.

 

Julien Magne

 

Actuailes n° 93 – 12 décembre 2018


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