facebook logo Twitter logo

facebook logo Twitter logo

Logo Header
Télécharger dernier numéro
Antoine de Padoue

Antoine de Padoue

12-06-2019 à 06:40:51

Le saint de tous les miracles

 

Au temps de François d’Assise, naquit à Lisbonne en 1195 un garçon prénommé Fernando. En 1210, il entre au monastère des Augustins de Sao Vincente puis, cinq ans plus tard, il est transféré au couvent de Coimbra où il étudie la théologie et les Saintes Écritures.

En 1215, les premiers disciples de saint François arrivent au Portugal et, en 1220, Fernando, bouleversé par la foi et le courage de cinq franciscains martyrisés au Maroc, entre dans leur communauté où il prend le nom d’Antoine. Il s’embarque pour le Maroc, mais il doit rentrer car il est atteint d’une forte fièvre. Une tempête sur le chemin du retour le fait échouer en Sicile où il rejoint les franciscains italiens à Messine, puis il part au chapitre de l’Ordre à Assise. Là, humblement dissimulé dans la foule des frères mineurs, il passe totalement inaperçu.

Le voilà ensuite à Montepaolo où, dans le silence d’un ermitage, il se consacre à la prière. Il arrive à Forli où, toujours aussi humble,  il devient balayeur dans le couvent. Or, un frère qui doit prêcher tombe malade. Le prêche étant obligatoire, Antoine est désigné au pied levé pour remplacer le frère malade. À la stupéfaction générale, ses talents de prédicateur, son éloquence et ses connaissances frappent l’assemblée. François l’envoie prêcher en Italie et en France et le désigne pour enseigner la théologie aux frères mineurs.

De 1224 à 1227, il prêche à Montpellier, au Puy-en-Velay, à Bourges, à Limoges… Un jour à Toulouse, afin de prouver à son auditoire la Présence réelle, il fait jeûner une mule pendant trois jours. Puis, un homme présente à la mule une provision d’avoine, tandis qu’Antoine tient le Saint-Sacrement. La foule subjuguée voit la mule affamée dédaigner l’avoine et s’incliner devant l’hostie consacrée.

Une autre fois, comme personne ne l’écoute et que l’on se moque de lui, Antoine s’approche du bord de la rivière et parle aux poissons qui, en foule, sortent à demi de l’eau pour l’entendre. Après cela, les gens, repentants, l’écoutent.

C’est à l’été 1226 que le prédicateur arrive à Brive-La-Gaillarde. Il y fonde le premier couvent franciscain de Corrèze. Au cours de ce séjour, il passe de longues heures d’adoration dans une petite grotte qui, depuis, a été élargie.

En 1227, il retourne en Italie et assiste à la canonisation de saint François en 1228. Il meurt, épuisé, en 1231 à Padoue en Vénétie. Il a trente-six ans. Dès lors, il opère de nombreux miracles dans les lieux où il est passé, en particulier dans la grotte de Brive. C’est le début d’un pèlerinage aux « Grottes de saint Antoine »,  qui se perpétue jusqu’à nos jours.

Antoine a été canonisé moins d’un an après sa mort, en 1232. Sa fête est le 13 juin. Il est proclamé docteur de l’Église en 1946.

 

Mauricette Vial-Andru

 

 Actuailes n° 102 – 12 juin 2019

 

 

 

 


saint antoine de padoue


Imprimer