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Question israëlo-palestinienne

Question israëlo-palestinienne

12-02-2020 à 06:32:00

Nous avions évoqué le plan mis au point depuis des mois par une équipe menée par le gendre de Donald Trump1. Ce dernier en a finalement fait la présentation le 28 janvier, détaillant sa vision des solutions à apporter en vue d’une « paix israélo-palestinienne ». 

Une annonce franche
et sans complexe

Donald Trump, soutenu par le Premier ministre israélien, appelle à l’annexion de la vallée du Jourdain et des colonies et affirme Jérusalem comme capitale « indivisible » de l’État hébreu. Ainsi il montre son accord avec les tendances israéliennes les plus dures. De quoi engendrer l’effroi de l’Autorité palestinienne, dès lors soumise à forte pression. Devant une telle annonce de la part de la première puissance mondiale, les Palestiniens doivent-ils abandonner tout espoir ? 

Les Palestiniens abandonnés…

Ouvrant la voie à l’annexion des territoires palestiniens occupés, cette « solution » contrevient ouvertement aux résolutions de l’ONU et aux efforts internationaux pour aboutir à une solution négociée à deux États : Israël et Palestine. De quel droit ? Bonne question ! Probablement celui du plus fort. Ni l’ONU, ni l’Union européenne n’ont pourtant véritablement réagi. La France a décidé de ne pas prendre position. Même réaction mesurée de la part de différents acteurs arabes, tenus par de nombreuses contraintes. 

… ou pouvant espérer ? 

Si l’homme de la rue doute, les dirigeants palestiniens gardent confiance. Déterminés, ils attendent les rendez-vous internationaux des prochaines semaines, que ce soit la réunion de la Ligue des États arabes (LEA) ou encore celle du Conseil de sécurité des Nations unies. Les populations arabes ont toujours été solidaires du peuple palestinien et de nombreux États ont moins peur des réactions américaines que de celles de leur peuple. Ces pays refuseront très vraisemblablement ce nouveau plan jugé scandaleusement partial et méprisant.  

Qu’en pense le Vatican ?

Au moment de l’annonce américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël en 2017, le pape François avait lancé un vibrant appel au respect du droit et à la prudence pour préserver la paix. Pas de déclaration papale officielle à la récente présentation américaine mais une réaction tout de même par le biais de la parution d’un ouvrage collectif sur la Méditerranée.

Le secrétaire d’État du Saint-Siège (sorte de ministre des Affaires étrangères) y évoque les grands enjeux de l’espace méditerranéen et les crises actuelles. S’agissant de la question israélo-palestinienne, il réaffirme la nécessité de la recherche d’une solution négociée à « deux États pour deux peuples ».

Ainsi, ce « plan de paix », vu par certains comme étant « à sens unique » et considéré par d’autres comme « pragmatique et plein d’idées neuves » trouvera-t-il un écho positif ? Il a déjà entraîné de nombreuses violences et réactions d’hostilité…

 1. Cf. Actuailes n° 102.

Abu Nuwas

 Actuailes n° 111 – 12 février 2020


israël palestine


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