Ça y est, nous y sommes : le virus SARS-CoV-2 s’est installé en France. On l’appelle « coronavirus », mais c’est le nom de la catégorie auquel il appartient ; le nom de la maladie est covid-19. Il y a beaucoup d’informations qui circulent à son sujet, essayons d’y voir clair.
Le virus a été diagnostiqué chez plus de mille personnes en France, ce qui laisse supposer que davantage de Français sont porteurs. Il se transmet par les gouttelettes de salive, soit quand on se parle à moins d’un mètre ou que quelqu’un nous éternue ou tousse dessus, soit en touchant les mains d’une personne infectée puis en les portant à son nez ou à sa bouche, soit par des supports où il s’est déposé, que l’on touche puis lorsqu’on porte ses mains à son nez ou à sa bouche. Il peut survivre sur des supports de six à douze heures (barre de métro, table, vêtements…) et même sur les mains. Ce virus fait environ 500 nanomètres de diamètre, il est donc assez volumineux et lourd (pour un virus !), ce qui l’empêche d’être projeté trop loin et permet aux masques simples de l’arrêter. Il n’aime pas la chaleur au-dessus de 26 degrés quand il est à l’extérieur.
Par rapport à la grippe, qui est habituelle en France et toujours grave pour certaines personnes, le SARS-CoV-2 n’est pas plus contagieux (et environ dix fois moins que la rougeole, par exemple). En revanche, il semble être plus dangereux, puisqu’on estime qu’il provoque 2 % de décès, alors que la grippe n’en provoque que 0,1 %. Mais c’est difficile à affirmer, parce que l’on pense que certaines personnes peuvent n’avoir que très peu de symptômes voire être « porteurs sains » (le transporter sans avoir de symptômes) et qu’on ne sait pas leur nombre, ce qui diminuerait les statistiques de mortalité de la maladie.
En fait, il existe même deux formes du virus, la forme L, la plus fréquente, qui est aussi la plus sévère, et la forme S (30 % des malades) qui est plus bénigne. Du fait de ce taux de mortalité et de l’absence de vaccin, nous sommes obligés d’être très prudents avec ce virus ! Les personnes qui développent des formes sévères de la maladie sont entre 17 et 25 % et sont en très grande majorité des personnes âgées ou porteuses d’autres maladies (cancer, diabète, insuffisance respiratoire…). Les formes sévères sont en revanche exceptionnelles chez des patients de moins de tente-neuf ans.
Pour l’instant, les autorités ont pris différentes décisions : interdire les grands rassemblements, mettre à disposition des tests dans les laboratoires de ville pour dépister le SARS-CoV-2, recommander le port du masque aux médecins et, aux malades, de rester confinés chez eux. Parfois dans certaines régions où plusieurs cas regroupés ont été diagnostiqués, on a fermé des écoles pendant quatorze jours, qui est la durée maximale d’incubation de la maladie (période sans symptômes où le virus est là mais n’a pas encore provoqué la maladie). Dans d’autres pays, tout a été interdit pendant quelques semaines, comme en Italie où même les mariages et les baptêmes doivent se faire en petits comités.
Pour éviter d’attraper la maladie et donc de la transmettre à des personnes fragiles, il faut :
Il n’y a aucune raison de s’affoler : lorsqu’on est prudent, on casse la chaîne de transmission du virus qui pourrait l’amener vers des personnes plus à risque ! Allez, on retourne se laver les mains en chœur !
Anne-Sophie Biclet
Actuailes n° 112 - 11 mars 2020
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