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Ne vendons pas la peau de l’ours -

Ne vendons pas la peau de l’ours -

08-04-2020 à 09:53:10

Le coronavirus continue de se propager et tout le monde semble prédire le pire au continent africain. Pour autant, gardons espoir, car l’Afrique a appris à nous surprendre et pourrait se montrer plus résiliente que les pays occidentaux.

Tout d’abord, la démographie du continent africain, très souvent pointée du doigt, pourrait être un atout face à la pandémie.

L’espérance de vie en Afrique de l’Ouest est ainsi de cinquante-cinq ans, l’âge médian y est de vingt ans et, dans certains pays comme le Niger ou l’Ouganda, 50 % de la population du pays a moins de quinze ans. La pandémie pourrait donc n’avoir qu’un impact marginal sur ces populations jeunes habituées de longue date à cohabiter avec de pires maux (famine, Ebola, malaria).

Ensuite, en dépit de l’impréparation des structures sanitaires, les gouvernants africains pourraient avoir tiré des enseignements de la situation en Occident, pour une fois frappé en premier. De nombreux pays (République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire) ont ainsi préféré renoncer au confinement, conscients que celui-ci pourrait engendrer beaucoup plus de maux, dont la famine, que le virus lui-même (la plupart de la population vit de l’économie informelle et gagne les 200 FCFA1 permettant de nourrir la famille). En outre, la chaleur africaine reste le meilleur garant d’une vie sociale en extérieur où le virus pourrait voir sa propagation diminuer.

Enfin, l’Afrique déborde de médecines traditionnelles qui ont fait leurs preuves localement mais demeurent encore décriées par les Occidentaux.

Au Burkina Faso, qui regorge de richesses médicinales, la plupart des habitants se soignent via cette pharmacopée, plus abordable pour les budgets modestes. L’artemisia est ainsi utilisée de façon préventive pour lutter contre le palu et le moringa apporterait un renforcement sensible des défenses immunitaires. La solution pourrait venir de là.

Au-delà, la plupart des pays africains ne disposant pas de tests en quantité suffisante pour déterminer les cas de covid-19, cela réduit d’autant la potentielle « psychose des chiffres » dont les effets sont dévastateurs sur un continent où la rumeur fait parfois plus de morts que la maladie elle-même.

1. Équivalent de 30 centimes d’euro.

Actuailes n° 114 – 8 avril 2020


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