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La Noce paysanne Pieter Brueghel l’Ancien (1525-1569)

La Noce paysanne Pieter Brueghel l’Ancien (1525-1569)

03-06-2020 à 09:25:00

Carte d’identité de l’œuvre

Date : peint en 1568

Technique : huile sur bois

Taille : 114 x 164 cm

Lieu d’exposition : Musée d’histoire de l’art de Vienne (Autriche)

 

Le peintre décrit ici un repas de mariage à la campagne au XVIe siècle. L’ambiance est à la fête, comme à chaque époque lorsqu’il s’agit d’accompagner les nouveaux époux ; près de la porte s’est créé un attroupement d’invités qui ne sont pas encore installés et même de curieux venus voir la noce. Des musiciens, joueurs de cornemuse, s’apprêtent à jouer un air qui animera l’événement. Vous noterez, – et c’est surprenant – que les visages ne sont pas particulièrement réjouis.

La mariée est tout à fait identifiable, assise devant un panneau de tissu vert foncé, elle semble en méditation, les yeux clos, les mains jointes. Mais nous serions bien en peine de savoir où est le marié. Rien ne permet de le reconnaître. Il n’est pas aux côtés de sa jeune épouse. Les mariés ne semblent pas être le sujet principal de la scène.

Sur les grands aplats ocres des murs et du sol en terre battue, les vêtements des invités et des serveurs apportent des taches de couleurs vives : du rouge surtout, sur des chapeaux et des vestes, des verts aussi. Et surtout, le vêtement bleu de l’homme situé au milieu du tableau. Son tablier blanc éclaire l’ensemble, comme le pantalon d’un musicien, de la même couleur.

Au premier plan, l’homme chargé du vin le transvase de grandes cruches vers de plus petites. À voir le nombre de pots vides, on imagine que les convives ne devaient manquer de rien. La nourriture est simple mais abondante. Chacun se sert et fait passer les assiettes de soupe apportées sur une porte sortie de ses gonds, servant de plateau. Du pain accompagne le repas. L’enfant assis sur le sol, avec un beau chapeau orné d’une plume de paon, n’en perd pas une miette.

Regardez la composition : un triangle occupe le centre du tableau et entraîne notre regard vers le fond de la grange.

En bout de table, un frère franciscain est en grande discussion avec un autre homme. Sous la table, un chien voudrait bien profiter des restes. Un seul homme est assis sur une chaise, un notable peut-être, les autres se contentant de bancs ou de tabourets.

Sophie Roubertie

Actuailes n° 117 – 3 juin 2020


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