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L’Iran joue la carte du soutien au Venezuela

L’Iran joue la carte du soutien au Venezuela

17-06-2020 à 06:57:42

Des navires pétroliers iraniens de fort tonnage escortés par des moyens militaires vénézuéliens dans les Caraïbes : ces images ont de quoi surprendre. Cela se produit pourtant en ce moment. Tous deux sous sanctions américaines, Iran et Venezuela ont décidé de coopérer.

L’Iran envoie pétroliers et experts vers le Venezuela

Dès la fin du mois d’avril, certains observateurs ont attiré l’attention sur la fréquence inhabituelle des liaisons aériennes iraniennes en direction du Venezuela. Le but de ces vols aurait été de charger plusieurs tonnes d’or en échange de pétrole iranien. Cette information a été démentie par les autorités iraniennes.

L’ambassadeur de la République islamique au Venezuela a cependant reconnu que son pays avait affrété « entre dix et dix-sept vols d’affaires », mais pour y amener des équipements destinés à relancer le secteur pétrolier. Tout au long du mois de mai, les sites spécialisés ont également signalé que cinq navires pétroliers iraniens cinglaient vers les Caraïbes. 

Les raisons d’un tel rapprochement

Sous embargo et alors qu’il possède parmi les plus importantes réserves de pétrole au monde, le Venezuela a un besoin vital de disposer d’essence et de relancer ses capacités de raffinage. Depuis l’arrivée des premiers navires battant pavillon iranien, les images triomphales se multiplient sur les réseaux sociaux. Les produits transportés correspondraient à un mois de consommation nationale. L’heure est désormais aux grandes déclarations d’amitié entre Téhéran et Caracas, si bien qu’une nouvelle flottille de tankers serait désormais envisagée.

Absence de réaction américaine… jusqu’où et pourquoi ?

Téhéran a manifestement la volonté de provoquer Washington dans sa zone d’influence. Les agences de presse proches des Gardiens de la Révolution ont mis en garde Washington contre toute tentative d’interception. Rien, cependant, qui puisse théoriquement ralentir ou effrayer la grande puissance américaine. Ce qui est étonnant, ça n’est donc pas l’appui mutuel irano-vénézuélien mais bien plutôt l’absence de réactions des États-Unis. Les raisons pourraient être multiples alors qu’il y a déjà beaucoup à faire avec la covid-19 et la Chine dans le contexte sensible d’échéances électorales. De surcroît, la stabilisation de l’Irak appelle à trouver de sages équilibres.

Alors, arrangement entre meilleurs ennemis ? Pour combien de temps ? Pression « maximale » sur l’Iran dit-on ?

Abu Nuwas

Actuailes n° 118 – 17 juin 2020


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