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Une centenaire sur les chemins de Compostelle

Une centenaire sur les chemins de Compostelle

11-11-2020 à 07:26:55

Simone Hivert, une centenaire originaire de Charente, s’est fixée un beau défi : rallier Saint-Jacques-de-Compostelle !

Un bel exemple !

Samedi 10 octobre, Simone Hivert a été envoyée en pèlerinage par son évêque. Elle doit ensuite rejoindre des amis en Espagne, dont son médecin, pour effectuer les vingt derniers kilomètres du plus célèbre pèlerinage d’Europe. Encore en bonne forme, elle marche chaque jour et s’inscrit dans une démarche de foi. Simone Hivert souhaitait également démontrer qu’à cent ans on peut continuer à faire des choses et avoir de beaux projets en tête. À l’heure où nous écrivons cet article, nous ne savons pas si ce pèlerinage est terminé, mais nous ne manquerons pas de vous en tenir informés.

El Camino

Saint-Jacques-de-Compostelle est un très ancien pèlerinage européen. Tout a commencé vers l’an 813 avec la découverte du tombeau de saint Jacques par un ermite. En 950, Godescalc, évêque du Puy-en-Velay, s’y rend en pèlerinage. Au XIe siècle, ce sont des centaines de milliers de pèlerins qui rallient Compostelle chaque année. Un déclin s’ensuit à la fin du Moyen Âge, au point qu’au XIXe siècle, il n’y a guère que quelques dizaines de pèlerins quotidiens. La fin du XXe siècle marque un renouveau et ce sont désormais plus de 350 000 pèlerins qui se lancent chaque année sur le chemin, en hausse annuelle de 10 %. Si elle n’est pas toujours dictée par la foi, leur démarche est généralement spirituelle, tant le chemin peut apporter de réponses aux questions que l’on se pose.

D’où partir ?

Si tous les chemins mènent à Rome, beaucoup mènent également à Compostelle. La principale voie vient de France, appelée el camino frances. Elle regroupe à Saint-Jean-Pied-de-Port, au pays basque, différents itinéraires traditionnels en provenance de Tours, Vézelay, Genève et Le Puy. Certains pèlerins décident de partir directement de leur maison ou d’emprunter des voies
alternatives, par exemple en longeant l’océan. Tous détiennent une créanciale, sorte de passeport où figurent les tampons des différentes étapes (auberges, paroisses, gîtes...). Certains sont reconnaissables car ils arborent sur leurs affaires une coquille. Alors, es-tu partant, toi aussi, pour
cette magnifique aventure sur les traces de tant de pèlerins ?

Julien Magne

Actuailes n° 122 - 11 novembre 2020




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