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Que se passera-t-il après le déconfinement ?

Que se passera-t-il après le déconfinement ?

25-05-2021 à 15:20:00

Les terrasses sont ouvertes depuis une semaine : c’est le retour des cafés, des sorties  entre amis, des discussions au soleil. Derrière cette autorisation tant attendue,
que peut-on attendre de la fin des mesures sanitaires ?

Les terrasses ont beau être ouvertes, le retour à la normale n’est pas pour tout de suite : les terrasses ne peuvent ouvrir qu’à 50 % de leur capacité d’accueil, avec port du masque obligatoire dès onze ans pour tout déplacement. Ces déplacements ne sont d’ailleurs autorisés que pour aller vers ou quitter une table. Pas question que ce soit pour chercher la place la plus ensoleillée ou pour admirer la décoration du café, d’ailleurs fermé aux clients. Les tables ne peuvent regrouper que six personnes, enfants compris.

Quelles sont les étapes
vers « le monde d’après » ?

Comme l’année dernière, le gouvernement fait tout pour que l’été des Français se passe aussi normalement que possible. Les différents établissements ouvriront progressivement jusqu’au 30 juin, date à laquelle tout sera normalement autorisé, excepté les rassemblements de plus de mille personnes. Attention cependant : le projet de loi de fin de crise permet au gouvernement de déclarer l’état d’urgence dans les localités touchées par le virus jusqu’au 31 octobre. D’autre part, le couvre-feu et le protocole sanitaire restent pour l’instant en vigueur jusqu’au-delà du 30 juin, même si le couvre-feu a été assoupli. Les masques et les distanciations sociales continueront à faire partie de notre quotidien, au moins jusqu’au 30 juin.

Les dates importantes pour la sortie de crise sont le 30 juin et le 31 octobre. Comme le 30 juin marque le début de l’été, donc les vacances, le gouvernement a voulu permettre la réouverture des lieux de culture et de divertissement pour cette date. Le 31 octobre, quant à lui, marque en principe la fin des mesures d’urgence que le gouvernement peut prendre, comme la limitation ou l’interdiction des déplacements. Dans la pratique, c’est plus compliqué. Si le projet de loi de fin de crise indique le 31 octobre comme fin de certaines prérogatives du gouvernement (possibilité de déclarer un couvre-feu, un confinement, etc.), il est probable que cette simple mention ne suffise pas et que le gouvernement propose une nouvelle loi à la mi-septembre.

Quel avenir
pour le pass sanitaire ? 

Le pass sanitaire a déchaîné les passions. Au départ, un pass vaccinal avait été évoqué. Il rendait de fait la vaccination obligatoire pour se rendre dans un restaurant, un cinéma ou autre. Face à la levée de boucliers populaire, médiatique et politique, le gouvernement a affirmé que la vaccination ne serait jamais rendue obligatoire. En revanche, il est possible que soit mis en place un pass sanitaire. Celui-ci contiendrait les informations de vaccination d’une personne ou, si elle n’est pas vaccinée, les informations de son dernier test ou son immunité. Ainsi, il serait possible de n’autoriser certains événements qu’à trois types de personnes : les personnes vaccinées, celles qui peuvent présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures et, pour finir, celles qui ont eu la covid-19 depuis moins de six mois et sont donc immunisées. Ce pass sanitaire pourrait être exigé pour les déplacements internationaux et l’accès aux rassemblements de plus de mille personnes, comme les festivals.

Il est difficile de prédire les futures décisions du gouvernement. Les années 2020 et 2021 se ressemblent : l’hiver permet au virus de contaminer plus de monde et le gouvernement impose un confinement dur ou allégé à la mi-mars. Les restrictions durent jusqu’à la mi-mai, avec entretemps de nombreuses allocutions et conférences de presse des différents membres du gouvernement. À la mi-mai, le gouvernement allège les restrictions, pour avoir un été aussi peu contraint que possible. Ce schéma pourrait se reproduire. D’un autre côté, il est évident que les élections présidentielles 2022 sont dans l’agenda du gouvernement. Si Emmanuel Macron veut maintenir les élections pour y être réélu, il lui sera difficile de réinstaurer un confinement l’année prochaine. 

Vaccin et obligation

La vaccination contre certaines maladies, comme le tétanos, est déjà obligatoire depuis plusieurs décennies. Il y a quelques années, de nouveaux vaccins obligatoires ont été rajoutés, à cause de la résurgence de certaines maladies comme la rougeole.

En effet, les autorités de santé avaient remarqué des épidémies de ces maladies, peut-être à cause de nouveaux mouvements de population. Tout au long de l’histoire, l’arrivée de nouvelles populations dans un espace a amené de nouvelles maladies. Cela a été le cas en Amérique du Sud par exemple. Certaines personnes craignent maintenant l’ajout d’un vaccin obligatoire contre la covid-19.

Adélaïde Motte

Actuailes n°132 - 26 mai 2021




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