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Manger pour vivre ou vivre pour manger ?

Manger pour vivre ou vivre pour manger ?

08-06-2021 à 18:24:00

Casser la croute, becqueter, faire un gueuleton… d’où vient cet attachement français à la cuisine et aux arts de la table ?

Il paraît qu’après un bon repas le général de Gaulle s’était demandé comment il était possible de gouverner un pays où il existe deux cent cinquante-huit variétés de fromages... Même si aujourd’hui il serait difficile de toutes les compter, il est vrai que notre pays regorge de spécialités culinaires et gastronomiques qui sont comme des trésors.

À chaque région son plat favori, son aliment fétiche, sa recette bien à elle… À Lyon, le saucisson chaud ; à Caen les tripes ; à Marseille la bouillabaisse… Villes ou villages, campagnes ou montagnes, dans chaque recoin de notre pays se trouve une occasion de « casser une bonne graine ». Ce qui est bien paradoxal d’ailleurs. Alors que nos modes de vie nous poussent à « zapper » la question de la table, que les sandwiches (créés par Lord Sandwich en Angleterre au XVIIIe siècle) et les pizzas (originaires de Naples en Italie) semblent avoir pris le pouvoir de nos frigidaires et de nos habitudes, comment la passion française pour la cuisine est-elle encore si forte ? Pourquoi les « œufs mayo » de la cantine sont-ils toujours si recherchés ? Pourquoi est-il impossible de résister aux pommes de terre sautées de chez Bonne Maman, aux soufflés du Papé ?

La réponse est à chercher dans notre histoire, dans nos gènes ! On pourrait presque soupçonner nos ancêtres les Gaulois d’être les responsables de notre passion pour la cuisine… Chasseurs, bons vivants et joyeux lurons, ils ont marqué les terroirs de notre pays au fer rouge et pour les siècles des siècles. Il n’y a qu’à se (re)plonger dans une aventure d’Astérix pour s’en persuader : un banquet gaulois, c’est quelque chose.

L’héritage donc ? Et pourquoi pas ? Regardez : je suis sûr que si vos grands-parents sont Savoyards, vous avez un petit faible pour la fondue… Alors, vous voyez ? Bon, je vous laisse, cette petite histoire m’a mis en appétit… Et si l’avare de Molière préférait manger pour vivre, moi, je trouve qu’en France il faut vivre… et bien manger !

Marc Lamoureux

Actuailes n°133 - 9 juin 2021




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