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Les jeux chinois Mah-jong et Go

12-12-2023 à 16:11:34

À l’approche de Noël, intéressons-nous à deux jeux de société très populaires en Asie. Idées-Cadeaux! 

Mah-jong 

Ce jeu traditionnel chinois porte en lui l’essence de la culture et de la poésie asiatiques.  

Il se joue à quatre joueurs, qui incarnent chacun l’un des quatre vents (nord, sud, ouest ou est, le vent dominant).  

Les 144 tuiles, en ivoire dans les versions les plus anciennes, sont décorées de motifs symboliques qui représentent des bambous, des cercles ou des caractères (les séries), mais aussi des vents, des dragons, des fleurs ou des saisons (les honneurs, qualifiés selon leur importance de simples, supérieurs ou suprêmes). Ces tuiles sont empilées pour faire «une muraille carrée » (la pioche) entourant «l’empire céleste» (l’espace vide au milieu, où il est impoli de distribuer les pièces!).  

Le jeu consiste à créer des combinaisons à partir de toutes ces pièces, les plus difficiles étant celles qui rapportent évidemment le plus. Ces combinaisons, ou Grands Jeux, ont toutes des noms très évocateurs: la main d’émeraude, de jade ou d’opaline, le jardin de Gretos, le serpentin royal, les treize lanternes merveilleuses. «Cueillir la fleur de prunier sur le toit» ou «pêcher la lune au fond du puits» sont différentes manières de faire Mah-jong, c’est-à-dire de gagner la partie. Le Mah-jong a été popularisé sous sa forme actuelle vers le milieu du XIXe siècle.  

Comme le poker aux États-Unis, il peut aussi être un jeu d’argent. Sa traduction littérale signifie «moineau qui se chamaille», référence au bruit des dominos quand on les mélange.  

Tout un programme… 

Go 

Originaire de Chine également (Confucius y fait déjà référence au Ve siècle avant J.-C.), c’est dans sa variante japonaise que le jeu de go s’est développé, puis fait connaître en Occident.  

Ce jeu de stratégie oppose deux adversaires qui disposent chacun de pierres noires ou blanches, à positionner sur les intersections d’un plateau quadrillé, le goban (traditionnellement 19x19, soit 361 intersections). Le but du jeu est de contrôler le plateau en constituant des territoires et en faisant des «prisonniers» (pierres adverses encerclées).  

Dans le Japon féodal, le jeu devient le privilège d’une élite aristocratique, et sert de base pédagogique dans les écoles de Samouraïs; les meilleurs joueurs sont honorés d’un statut particulier auprès de l’empereur.  

À l’origine, les parties pouvaient être très longues (plusieurs dizaines d’heures), mais les règles modernes ont imposé des durées plus raisonnables! Noir joue le premier, et dispose donc d’un avantage systématique, compensé dans le décompte des points.  

Si les règles de base sont simples, l’ancienneté du jeu fait qu’il existe plusieurs positions de référence à connaître, pour occuper le plateau en début de jeu, occuper les coins ou créer des dilemmes à son adversaire. Les principes stratégiques sont exprimés sous forme de proverbes qui en facilitent l’appropriation: «Le coin est en or, le bord en argent, le centre est un jardin public»; «Si vous attaquez votre adversaire, surveillez vos arrières»; ou encore: «La gourmandise n’apporte pas la victoire.»  

À méditer avant de s’attaquer aux treize desserts!  

Alexis

Actuailes n°169 - 13 décembre 2023


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