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La réinsertion scolaire des mères adolescentes 

13-02-2024 à 15:43:47

Avec un chiffre de 25%, le taux de grossesse chez les adolescentes (qu’on appelle les «mamans-filles») est souvent élevé en Afrique Subsaharienne.  

Or de nombreuses jeunes mères sont aujourd’hui confrontées à des obstacles à l’éducation. Il semble y avoir des progrès encourageants. 

 

Pourquoi ces grossesses précoces? 

Les raisons sont multiples: moindre protection parentale, éducation limitée ou manque de mesures préventives. Or beaucoup de ces filles – censées aller à l’école – se voient parfois refuser la possibilité de se réinscrire lorsqu’elles sont enceintes ou après l’accouchement, ce qui, en plus de la déscolarisation, entraîne une marginalisation. La politique gouvernementale n’y est souvent pour rien: beaucoup sont contraintes à des mariages forcés par leurs parents, quand ce n’est pas le poids des traditions et des ethnies qui les bride.  

Alors que des écarts entre filles et garçons existent depuis toujours dans l’accès à l’éducation sur le continent, un effort a été mené dans plusieurs pays depuis la fin de la crise covid. À la fois pour faciliter l’accès des filles à l’éducation, en supprimant leurs frais de scolarité, mais aussi dans le cadre de leur réinsertion post-grossesse.  

Quelques solutions 

Quatre pays d’Afrique australe – la Zambie, le Kenya, la Tanzanie ou encore le Malawi – ont mis en place des politiques de réadmission-réinsertion, exigeant des écoles d’accorder un congé de maternité et de faciliter leur reprise d’apprentissage. D’autres pays, comme l’Ouganda, se sont engagés à suivre cette voie. Encore faut-il que les communautés soient sensibilisées à l’existence de ces dispositifs.  

Si ces progrès s’avèrent louables, ils sont encore insuffisants et leur efficacité demeure donc limitée. Certains pays, en Afrique du Nord ou dans la Corne de l’Afrique, continuent même d’appliquer des sanctions pénales à l’égard de ces «mamans-filles». Enfin, en s’attaquant aux conséquences du problème, ils n’en résolvent pas les causes, qu’il faut rechercher dans le poids des traditions qui maintiennent cette barrière hommes-femmes sur le continent.  

Guillaume P

Actuailes n°172 - 14 février 2024


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