Résultats concours de poésie
Les jours se sont écoulés, le temps vous a inspiré et nous avons savourés vos talentueux sonnets. Toutes les générations se sont unies pour affronter ce concours de poésies.
Nous avons été subjugués par vos sonnets, vos plumes sont merveilleuses. Il a fallu néanmoins vous départager, et ce ne fut pas aisé.
Félicitations
à François M., Isaure de C., Maximilien Le M., Constantin S. et Madeleine L. (4e exæquo) pour leurs sonnets;
et à Corinne B. pour le sonnet adulte.
La météorologie poétique
Tiens, l’horloge sonne, ouïssez*, chers amis,
Elle sait comme personne le temps et la pluie.
En bonne commère, elle nous avertit
Des moindres prières que le ciel nous dit.
Car dans sa colère il fait tonner l’orage,
Et Paratonnerre en fait le présage.
Et quand il est triste il met en partage
Ses larmes de pluie tombées d’un nuage.
Mais le soleil brille et comme il est radieux
Le ciel nous sourit et nous rend tous joyeux
Et monsieur Parasol en est alors d’usage.
N’oublions pas non plus celui qui nous protège
Contre le vent, les tempêtes et la neige,
Notre ami Paravent et son léger plumage.
François
* On peut aussi dire: oyez.
Dans le souffle d’une seconde
Ma vie est un désert plein de paillettes d’or,
Mon quotidien un sablier sans désarroi.
Chaque seconde entraîne une chute sonore,
Au bout d’une minute, il y en a bien moins.
Ma vie, telle un jardin parsemé de couleurs,
Des roses si belles qui finiront froissées.
Toutes ces fleurs se succèdent, marquées par leur heure.
Amaryllis, coquelicot et achillées.
Chacune de mes pensées en une bulle pâle,
Flottantes et volantes, plus hautes par leur passé.
Regarde, scrute mon ciel, tu ne verras qu’elles.
Cueille donc cette rose tant qu’elle t’est agréable,
Perçois, profite [de] chacun de tes grains de sable,
N’éclate pas tes bulles, elles le feront toutes seules.
Isaure
Balayés par le temps
Certains ont imprimé une trace éternelle
Sur le temps immortel: leur souvenir perdure
Et ceux qui ont bâti exploits d’architecture
Impriment à jamais cette terre charnelle.
Ils passeront, sans doute, effacés par le temps.
L’inéluctable marche a détruit les royaumes
Et renversé les rois. Mais restent pour les hommes
Ces œuvres sans pareilles qui défient les Titans.
Et parfois, face au temps, qui nous semble infini,
Se sentent passagers mêmes les grands d’ici,
Du haut de leur orgueil, de leur toute-puissance.
Car nous finirons tous balayés par le temps,
Quand, malgré les dégâts de ce puissant géant,
Ne resteront peut-être que mes quatorze stances.
Maximilien
Le temps
Un monsieur s’approche, grelottant et gelé,
Avec lui vient le givre, mais aussi la pluie,
Avec son regard glacial jamais on ne rit,
Car son cœur est givré, et l’ambiance est gâchée.
Puis arrive une dame avec des giboulées,
Au caractère simple et très extraverti,
Grâce à elle, le soleil renaît à la vie,
Elle nous adresse des bouquets de muguet.
Un jeune homme s’approche tout en fredonnant,
Il nous apprend à devenir insouciants,
En compagnie des pissenlits et du soleil.
Et voici une dame aux cheveux tout rougis,
Accompagnée de feuilles aux couleurs de rubis,
Le vent fait virevolter ses cheveux vermeils.
Constantin
Le Temps
Le temps: n’est-ce la définition à l’abstrait?
Est-ce le beau jour, ou bien est-ce douce nuit?
Est-ce la journée, ou est-ce encore la fine pluie?
Sont-ce les heures qui disparaissent en une traite?
Le temps: quelle confusion, mais quelle beauté!
Tel un bel oiseau migrant au soleil levant.
Ou telle une hirondelle annonçant le printemps.
Interdit d’ignorer une telle vénusté*!
Car ne permet-il pas de vivre et de mourir?
De vivre tout d’abord, sans trop de monotonie,
Puis de mourir en paix songeant au Paradis.
Dieu n’a-t-il pas créé le temps pour Le servir?
Pour que sa création L’honore pour Le rejoindre?
Son utilité, c’est être utile sans se plaindre.
Madeleine
* Vénusté: grâce, beauté digne de Vénus.
Vous recevrez d’ici quelques jours un livre pour vous féliciter.
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