Cher Tim,
Veux-tu poursuivre avec moi nos voyages dans l’histoire? Arrêtons-nous sur l’œuvre extraordinaire du pape Jean-Paul II, dont la vie terrestre s’est achevée le 2 avril 2005. Canonisé moins de 10 ans après sa mort, celui dont le surnom affectueux est «l’athlète de Dieu», a fortement marqué son époque, à la fois dans l’Église catholique et sur la scène politique mondiale.
Karol Wojtyla est né en 1920, en Pologne. Tout jeune, il se destine à devenir prêtre, malgré la violente occupation nazie et suit son séminaire le soir, clandestinement, avant d’être ordonné en 1946. Passionné de théâtre, il utilise ce moyen pour résister à la volonté des nazis d’éradiquer la culture polonaise. Grand sportif, très bon skieur, il rejoint les jeunes: il leur enseigne l’exigence de la vérité. Il développe aussi une précieuse réflexion sur la beauté de l’amour et de la sexualité, voulus par Dieu. Et jamais il ne cède face aux autorités politiques qui voudraient le faire taire. La dictature communiste a beau succéder aux nazis en Pologne, ni les pièges, ni les arrestations n’ont raison de lui. Ordonné évêque à 38 ans seulement, nombre de cardinaux le remarquent, lorsqu’il accompagne le primat de Pologne lors du concile Vatican II. Il devient ensuite archevêque de Cracovie, toujours en Pologne, avant d’être créé cardinal. Quand il est élu pape sous le nom de Jean-Paul II, en octobre 1978, c’est un coup de tonnerre! Hors de Pologne, peu le connaissent. Il est le premier pape non italien depuis le XVIe siècle, et il vient de si loin, d’un pays communiste… Ses premiers mots résonnent place Saint-Pierre, à Rome: «N’ayez pas peur!» Le nouveau pape n’a que 58 ans, parle nombre de langues et ne ménage pas sa peine. Il parcourt le monde pour fortifier les chrétiens et inciter les dirigeants au changement. Son influence est déterminante pour provoquer la chute de l’empire communiste d’URSS, qui fomente d’ailleurs un attentat en 1981: un tireur caché dans la foule tire à bout portant sur lui, manquant miraculeusement de le tuer. Jean-Paul II le rencontrera deux ans plus tard pour lui offrir son pardon.
Jusqu’au bout, Jean-Paul II continue à défendre la vie, de la conception à la mort naturelle, et à prendre soin des pauvres, avec Mère Térésa, par exemple. Dans l’Église catholique, il encourage un profond renouveau: des communautés nouvelles émergent et se consolident. Il lance les Journées mondiales de la jeunesse dès 1987. Sûr de sa foi, il n’hésite pas à inviter les responsables des autres religions dans le monde à prier pour la paix à ses côtés, à Assise, en 1986. La France, avec laquelle Jean-Paul II entretient une relation profonde, garde un souvenir marquant de ses voyages, à Paris en 1986, à Reims, Tours ou Sainte-Anne d’Auray en 1996, aux JMJ de Paris en 1997 ou à Lourdes en 2003, peu avant sa mort.
Bref, tu le vois, Tim: quel immense exemple! N’hésite pas à t’inspirer de lui!
Oncle Yann
Actuailes n°189 - 26 mars 2025
Actuailes 2026 © Tous droits réservés. Conditions d'utilisation with & by Website-modern - Se connecter