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Imaginez-vous les rues de Paris en couleurs? À la fin du XIXe siècle, les murs se couvrent d’affiches publicitaires colorées, vantant magasins, spectacles et produits de consommation.
Un âge d’or de l’affiche publicitaire
L’affiche apparaît avec le développement de la consommation. Dans les grandes villes, elles prolifèrent, au point de couvrir les murs de publicités pour les produits les plus variés. De grands artistes sont sollicités pour attirer le regard des passants au travers de publicités dont certaines sont de véritables œuvres d’art.
Paris, cœur de la vie artistique mondiale
À l’époque, les théâtres –où se jouaient par exemple les opérettes – et les cabarets se livrent une rude concurrence. Henri de Toulouse-Lautrec fréquente assidument les lieux de la vie parisienne nocturne. Il en peint les spectacles, les artistes et les spectateurs, tandis que des affiches lui sont commandées.
C’est le cas pour celle-ci, représentant Aristide Bruant, un chansonnier connu. Toulouse-Lautrec lui accorde la majorité de l’espace disponible sur son affiche. Il utilise des aplats, de grandes zones de couleurs sans nuances ni détails. Le personnage, massif, était facilement reconnaissable par tous, grâce à ses accessoires: une écharpe rouge, un chapeau noir à larges bords et un bâton en bois. L’image doit être immédiatement identifiable!
La lithographie en couleurs
Cette technique permet d’imprimer grâce à une réaction simple: l’eau et le gras ne se mélangent pas. On dessine sur la pierre avec un crayon gras, l’encre d’impression colle à ce dessin, mais pas aux parties mouillées de la pierre. Pour une image en couleurs, on utilise une pierre différente pour chaque couleur. On imprime ensuite chaque couche de couleur l’une après l’autre sur le papier. Comme avec un tampon, le dessin est imprimé à l’envers !
Sophie Roubertie
Actuailes n°191 - 14 mai 2025
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