En France, comme dans tous les pays, la politique et l’économie sont très liées. Les dirigeants –comme le président, le Premier ministre et les ministres– prennent des décisions importantes. L’une des plus cruciales d’entre elles étant: combien l’État peut-il dépenser?
Cette question peut te sembler lointaine, abstraite, voire ennuyeuse. Pourtant, elle a un impact très concret sur ta vie quotidienne: écoles, hôpitaux, impôts des familles, salaires des fonctionnaires, prix dans les supermarchés, etc.
Mais qu’en est-il lorsque les responsables politiques ne s’entendent pas, ou changent trop souvent? On parle alors d’instabilité politique, et elle peut provoquer de grands troubles dans l’économie du pays.
Que se passe-t-il en France actuellement?
Depuis quelques mois, plusieurs gouvernements se sont succédé, et les députés à l’Assembléenationale peinent à s’accorder sur les lois à voter. Résultat: il est difficile de savoir qui gouverne, et pour combien de temps. Par exemple, il y a tout juste un an, MichelBarnier était Premier ministre. Aujourd’hui, c’est FrançoisBayrou. Mais au moment où tu liras ces lignes, son gouvernement aura peut-être été renversé, si la majorité des députés ne lui accorde pas sa confiance lors du vote du 8septembre.
Pourquoi est-ce un problème pour l’économie?
L’économie fonctionne un peu comme une grande machine: mal pilotée, elle risque de ralentir, de déraper, ou même de caler. Et son moteur, c’est un carburant invisible mais essentiel: la confiance.
Prenons un exemple: imagine que l’économie soit un jeu de société. Si tout le monde joue en respectant les règles, la partie est agréable. Mais, si tu commences à ne plus faire confiance aux autres joueurs, tu risques de quitter le jeu, ou de ne plus vraiment y participer.
Dans l’économie, c’est pareil…
Si les consommateurs n’ont plus confiance, ils n’achèteront plus. Si les entreprises ont peur, elles n’investiront plus, n’embaucheront plus, et parfois même licencieront. Si les banques sont inquiètes, elles ne prêteront plus, ou demanderont beaucoup plus d’intérêts pour se protéger. Si l’État lui-même doit emprunter, il aura plus de mal à trouver des prêteurs, ou devra leur verser plus d’argent en retour.
Et tout cela ralentit l’économie, crée de l’inquiétude, puis de la peur… Or tu connais sûrement le dicton: «La peur est mauvaise conseillère.» Sous l’effet de la peur, on prend parfois de mauvaises décisions, qui empirent encore la situation. C’est alors un cercle vicieux: plus il y a de peur, moins il y a de confiance… Et plus l’économie s’enfonce dans les difficultés.
Une solution possible: le dialogue
Pour sortir de cette situation, les responsables politiques doivent dialoguer. Même en étant en désaccord, ils doivent trouver des compromis pour gouverner ensemble, faire avancer les projets, et rassurer citoyens, entreprises et partenaires économiques. C’est la force d’une démocratie: elle permet la discussion, le débat, et la recherche de solutions communes, pour redonner confiance au pays.
Pour conclure, voici une belle citation d’HelenKeller, que tu connais peut-être: «Rien ne peut être accompli sans espoir ni confiance.» Et c’est aussi vrai en politique qu’en économie.
Marie de La Biche
Actuailes n°194 - 10 septembre 2025
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