Douze millions d’élèves ont repris le chemin de l’école le 1er septembre. Cette rentrée fut l’occasion d’annonces de la ministre de l’Éducation nationale.
L’interdiction du téléphone portable au collège est la principale nouveauté est. Mais la ministre a aussi annoncé une nouvelle épreuve de mathématiques en première et des cours sur la sexualité.
Les annonces
L’utilisation des téléphones portables est désormais totalement interdite au collège. Les modalités seront différentes selon les établissements: interdiction de venir avec, casiers, pochettes, maintien strict dans le cartable… Toujours pour lutter contre l’abus d’écran, les outils numériques comme Pronote seront en pause le soir et le week-end. Élèves et parents devront consulter devoirs, notes et messages des professeurs avant 20h00 le soir, ou le matin à partir de 7h00.
Une nouvelle épreuve de mathématiques fait son apparition en première. Elle durera 2 heures et comportera 2 parties: un QCM et 2 ou 3 exercices. La calculatrice sera interdite. En parallèle, les exigences pour le bac sont relevées.
Dorénavant, l’examen du brevet comptera pour 60 % de la note finale. Le contrôle continu sera basé sur les notes de troisième. Des formations à l’intelligence artificielle débuteront pour les écoles volontaires, avant de devenir obligatoires en 2026 en quatrième et seconde.
Enfin, trois séances annuelles d’éducation affective et relationnelle et à la sexualité seront désormais obligatoires dans les écoles, collèges et lycées.
Les réactions
Les décisions sur les téléphones portables ont été bien accueillies. Il existe un large consensus sur la dangerosité des smartphones sur la concentration des enfants. Ils servaient aussi à tricher. Enfin, ils étaient des vecteurs de harcèlement scolaire et de diffusion d’images violentes et dégradantes, en particulier sur les réseaux sociaux. Il en va de même pour les examens du brevet et du bac, tant leur niveau a baissé. Il en va autrement des cours d’éducation sexuelle, obligatoires également dans les écoles privées sous contrat. Est-ce bien le rôle de l’école? Ne vont-ils pas venir contredire l’éducation des parents sur un sujet si sensible? Le caractère propre des établissements religieux (juifs, chrétiens et musulmans) sera-t-il respecté? Qui réalisera ces cours?
Pour aller plus loin
Les maux de l’école française sont bien identifiés: violence, écroulement du niveau, désaffection pour le métier de professeur. Si certaines mesures annoncées vont dans le bon sens, sont-elles à la hauteur du défi? Il est possible d’en douter, mais la réponse concerne enfants, parents et professeurs. Chacun peut agir à son niveau. Et les belles initiatives ne manquent pas grâce à des professeurs passionnés, des élèves impliqués et des parents en soutien actif. Certaines écoles innovent avec des pédagogies modernes. D’autres remettent à l’honneur des pédagogies anciennes qui ont fait leurs preuves. Des cours de soutien scolaire sont mis en place avec l’aide de professeurs ou de parents bénévoles. Des solutions inspirantes à valoriser absolument.
Julien Magne
Actuailes n°194 - 10 septembre 2025
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