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Mini Transat : petits bateaux, grande aventure !

24-11-2025 à 09:53:29

90 marins en course pour traverser l’Atlantique en solitaire sur de très petits voiliers. C’est l’exploit sportif qui a enthousiasmé les passionnés de voile au cours du mois de novembre.  

La Mini Transat 2025, marquée par un ouragan, des abandons et des exploits individuels, restera comme une édition d’anthologie.  

Une course au large mythique  

Une coquille de noix. C’est ainsi que les marins désignent les «Minis 6.50», ces voiliers qui traversent l’Atlantique dans le cadre d’une course légendaire: la Mini Transat. Imaginée en 1977, cette course repose sur des principes très simples: les concurrents s’affrontent sur des bateaux à voile mesurant 6,50 m de longueur. L’usage du moteur et des télécommunications est interdit. Les skippers doivent avoir bouclé d’autres courses dans les années précédant la course pour être autorisés à prendre le départ. L’objectif est de parcourir 7500 km en solitaire en deux étapes distinctes: Les Sables-d’Olonne (Vendée) jusqu’à Santa Cruz de la Palma (Espagne), puis Santa Cruz de la Palma jusqu’à Saint-François (Guadeloupe).  

Une édition 2025 semée d’embûches  

Lors de la première étape entre les côtes françaises et les Canaries (archipel au large de l’Afrique de l’Ouest), un obstacle inattendu se dresse sur la route des marins: l’ouragan Gabrielle menace de percuter la flotte des 90 solitaires. Les prévisions météo sont alarmistes: 7 à 8 m de creux, avec des rafales à plus de 100 km/h. L’ordre est alors donné aux marins de se mettre à l’abri dans le port le plus proche et la première étape est annulée. Lors de la deuxième étape, alors que les premiers impriment un rythme impressionnant dans les alizés, de nombreux solitaires font face à des problèmes mécaniques: casse de safran, démâtage, voie d’eau. Grâce au professionnalisme des jeunes skippers, les concurrents parviennent à gérer ces problèmes. Sur 90 solitaires engagés en course, 87parviennent à franchir la ligne d’arrivée à Saint-François: un taux d’abandon exceptionnellement faible!  Le dernier de la course est Thiemo Huuk, un skipper allemand qui, après la casse de son mat, parvient à bricoler un gréement de fortune et à finir la course!  

La fête et la suite  

Pour les vainqueurs comme pour les derniers, l’arrivée est toujours un exploit. Après la solitude du large et les longs moments à la barre seul au milieu des vagues, les retrouvailles ont une saveur particulière. Chaque concurrent est accueilli par les autres marins et les pontons résonnent des histoires sur les aventures que chaque concurrent a vécues en course.   

Et après? Pour certains marins, cette course marque le point final d’années d’entraînement et d’efforts, tandis que d’autres rêvent à de nouvelles courses sur des bateaux plus grands. En effet, de nombreux marins professionnels ont fait leurs débuts sur la Mini Transat, comme Charlie Dalin, Sam Davies, Clarisse Cremer ou Violette Dorange. Stars du monde de la voile ou amateurs passionnés, tous ces marins gardent en mémoire la Mini Transat: seuls sur leur coque de noix, ils ont vécu la grande et belle aventure!  

Théophile Sigognac

Actuailes n°198 - 26 novembre 2025


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