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Assassiné à cause de ses opinions

01-03-2026 à 21:32:00

Jeudi 12 février, un étudiant lyonnais de 23 ans, Quentin Deranque, est décédé, tué par des opposants politiques d’extrême-gauche. Ce décès a pris une tournure politique en France, mais aussi dans certains pays étrangers (Italie, USA), à cause de la montée des violences politiques. 

Cette mort brutale illustre la violence de certains groupes, et invite à réfléchir sur la qualité et la sérénité du débat politique dans notre pays. 

Que s’est-il passé? 

Le 12 février, une conférence de la députée La France Insoumise (LFI) Rima Hassan se tenait à Lyon. Des jeunes filles d’un collectif féministe appelé Némésis, opposé à LFI, avaient décidé de dérouler une banderole dehors. Mais elles furent rapidement prises à partie par des Antifas, appelés ainsi, car ils se revendiquent comme antifascistes. Certaines sont alors agressées violemment. Elles avaient demandé à des amis de se tenir dans une rue à proximité pour les aider, craignant ces violences. Mais ils ne purent pas intervenir pour les secourir, car, au même moment, ils furent attaqués par une trentaine d’individus masqués. Survint alors un déchaînement de violences, et Quentin, mis à terre, fut roué de coups de pied et de poing. Il réussit à s’enfuir, mais son état était trop grave pour être sauvé à l’hôpital où il est décédé. Ses amis, effondrés, le décrivent comme un garçon droit, spirituel, généreux et intelligent. 

L’enquête 

La police a rapidement identifié une partie des potentiels agresseurs. Onze personnes ont été arrêtées, appartenant pour la plupart à un groupe violent appelé La Jeune Garde, proche de LFI. Deux suspects sont les assistants parlementaires du député LFI d’Avignon, Raphaël Arnault, fondateur de La Jeune Garde. Certains avaient déjà eu affaire à la justice, par exemple pour l’agression d’un adolescent juif suite à une conférence à Paris de Rima Hassan. L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de cet assassinat. 

Un débat a alors opposé droite et gauche sur les responsabilités de cette mort. Tous se sont inclinés devant le décès de Quentin, à l’exception toutefois de certains députés LFI, qui n’ont pas assisté à la minute de silence observée à l’Assemblée nationale. Pour l’extrême-gauche, cette mort est due à ce qu’ils considèrent comme une provocation des filles de Némésis. Ils nient toute responsabilité. À droite, ce meurtre est vu comme la suite malheureuse, mais logique, d’une radicalisation des militants antifas. Ces derniers agressent régulièrement des militants de droite, du RN et de l’extrême-droite, ou même des professeurs d’université, comme récemment à Lyon. La droite demande la dissolution de ces groupes radicaux.  

Vers plus de sérénité? 

Le gouvernement et le président de la République se sont emparés du sujet. Ils ont en particulier lancé une enquête contre les groupes politiques violents d’extrême-droite et d’extrême-gauche. Car ces violences menacent la sérénité du débat public. Si les attaques sont souvent verbales, elles deviennent parfois physiques. Or, en démocratie, il est important que le débat d’idées puisse avoir lieu, sans que l’on craigne des représailles. Les libertés d’opinion et d’expression sont garanties par la loi et la constitution, et nul ne doit être inquiété pour ce qu’il pense. Il s’agit d’une liberté fondamentale, nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. Puisse la mort de Quentin faire réfléchir sur ces sujets, et ramener sérénité et respect dans le débat public. 

Julien Magne

Actuailes n°203 - 4 mars 2026


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