Sort-elle du bain ou s’apprête-t-elle à y rentrer? Cette baigneuse, peinte par Ingres au début du XIXesiècle, évoque davantage une beauté idéalisée qu’une femme réelle.
Vue à la dérobée?
On l’appelle «la Joconde du musée Bonnat-Helleu». Une femme est montrée de trois-quarts dos. Elle ne porte aucun vêtement, au moment où elle va se baigner, ou sort du bain, comme surprise par le peintre qui saisit cet instant précis où elle découvre qu’on la regarde. Le paysage étant laissé dans l’ombre, nous devinons à peine la présence de l’eau.
Se cache-t-elle par pudeur ? Se retourne-t-elle, surprise dans son intimité, vers les visiteurs? Il n’est pas si fréquent que l’unique personnage d’un tableau soit représenté de dos. La torsion de son cou présente des plis étonnants. La peau paraît si douce, veloutée et magnifiquement éclairée qu’on pourrait la prendre pour réelle.
Influence orientale
Seule étoffe, un turban rouge et blanc vient recouvrir la coiffure. Il est plié de manière élégante, laissant le front dégagé. L’inspiration orientale de cette coiffe évoque la fascination de l’époque pour les contrées lointaines, le goût pour l’exotisme.
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