Depuis le 28 février, l’opération américano-israélienne «Epic Fury» secoue l’Iran et sa région, affectant toute la planète.
Les moyens engagés sont colossaux: 2 porte-avions, des centaines d’avions, des batteries de missiles et des drones, et plus de 50000 militaires.
Une démonstration de puissance américaine…
Le volume de cibles détruites impressionne: près de 8000, dont 150 bateaux, soit la quasi-totalité de la marine iranienne. Il y a eu 6500 sorties aériennes de tous types d’avions et le premier emploi de nouvelles armes (missiles très longue portée, armes à énergie dirigée type laser).
… dont le bien-fondé interroge à l’international
Si l’Iran a la réputation d’être l’un des plus grands soutiens du terrorisme international, l’intervention américaine soulève des questions: d’abord, parce que la politique du Président Trump officialisée fin 2025 est supposée être celle d’un moindre interventionnisme militaire dans le but de ne pas renouveler des guerres sans fin ni objectifs clairs (Irak et Afghanistan). Or le conflit en cours s’y apparente. Ensuite, pourquoi attaquer aujourd’hui alors que les frappes menées en juin dernier ont officiellement détruit le programme nucléaire iranien, menace principale? Enfin, l’Iran n’ayant pas agressé les USA, une intervention «préemptive» – attaquer l’agresseur présumé avant qu’il n’attaque – est-elle légitime?
Mis devant le fait accompli d’une guerre décidée unilatéralement par les USA et Israël, de nombreux pays sont embarrassés sur l’attitude à tenir: seulement se défendre ou bien rejoindre le camp américain pour frapper l’Iran?
Réactions au sein du pays
Moins de 50% de la population y est favorable. Les conséquences économiques se font ressentir. La hausse du prix du carburant frappe les Américains. La bourse et les entreprises sont fébriles. Le conseiller du président pour le contre-terrorisme a même démissionné, déclarant que «l’Iran ne posait pas de menace imminente et que la guerre résultait de la pression exercée par Israël». Les électeurs pourraient donc exprimer leur désaveu au président en le sanctionnant lors des élections de mi-mandat le 3 novembre prochain.
Une issue incertaine
Lemonde devient l’otage économique de ce conflit. Plusieurs pistes se dessinent pour l’issue: une guerre d’usure, car les armes iraniennes, malgré les destructions subies, ne sont pas réduites au silence. Elles menacent dans un rayon de 4000 km, sur fond d’asymétrie coûteuse pour les attaquants. Ou une guerre régionale, voire mondiale, déclenchée par le jeu d’alliances multiples entre pays? Et si la Chine profitait de l’attention captée par le golfe Persique pour saisir Taïwan? La meilleure serait une sortie de crise rapide ramenant le calme en Iran, la paix dans la région, et la stabilité du commerce mondial. Même ainsi, il n’est pas dit que le président Trump retire un grand crédit de son échappée guerrière!
Le savais-tu ?
L’asymétrie dans une guerre correspond à des différences majeures dans les armes utilisées. Par exemple, pour abattre des drones iraniens à $20000, les Américains emploient des missiles Patriot efficaces, mais 200 fois plus chers! Avec une telle différence, la supériorité technologique peut donc être temporaire, car les stocks sont bien plus limités que pour des armes à bas coût.
oncle Tom
Actuailes n°204 - 25 mars 2026
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