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Le système américain

24-03-2020 à 21:59:00

Alors que les États-Unis subissent eux aussi les conséquences du coronavirus, leur réponse met en lumière trois différences avec l’Europe : leur richesse, leur système de santé et le fédéralisme.

Les États

Comme leur nom l’indique clairement, les États-Unis sont composés de cin-quante États. Il y a bien un pouvoir central à Washington, en charge des sujets nationaux, comme l’armée par exemple. Mais chaque État a ensuite beaucoup d’autonomie, comme nous l’avions vu pour les armes à feu (cf. Actuailes n° 45) : ainsi on peut acheter une mitrailleuse dans le Nevada alors qu’il est quasiment impossible de se procurer un pistolet à New York. Dans le cas du coronavirus, c’est la même chose. La Californie et New York ont limité les déplacements, tandis qu’il n’y a aucune restriction au Texas. C’est un problème pour limiter la propagation du virus.

Le système de santé

Même si les Américains dépensent beaucoup pour leur santé, ils n’ont pas de sécurité sociale comme en France, c’est-à-dire un organisme obligatoire qui prend en charge vos frais médicaux que vous soyez riche ou pauvre. Aux États-Unis, vous devez souscrire une assurance privée. C’est souvent votre entreprise qui s’en charge. Si l’État prend en charge partiellement les très pauvres et les personnes âgées, malheureusement, plusieurs millions d’Américains n’ont pas d’assurance santé. Ainsi une part importante de la popula-tion ne peut pas se soigner correctement.

La richesse

Les États-Unis constituent le pays le plus riche du monde. Ils possèdent de grandes entreprises comme Apple, Amazon ou Google. Mais le coronavirus va entraîner une grave crise éco-nomique, comme le souligne l’écroulement de Wall Street, la bourse américaine. Donald Trump a donc sorti l’artillerie lourde. Il a promis mille milliards d’aides aux entreprises. Il y a tout intérêt car le coronavirus efface son excellent bilan économique, ce qui n’est pas bon pour sa réélection.

La crise ne fait que commencer, mais elle pourrait amener les États-Unis à modifier certaines règles, au moins le temps que la situation s’améliore.

Julien Magne

    Actuailes n° 113 – 25 mars 2020


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