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Des chiffres et des notes

10-02-2026 à 12:33:00

Avez-vous déjà remarqué que jouer successivement les notes do, mi, sol sonne bien, alors que jouer par exemple do, mibémol, sol sonne étrangement, bien qu’aucune note ne soit fausse? 

C’est que derrière la musique aussi se cachent encore des mathématiques! Essayons d’y entendre quelque chose… 

À l’origine de la musique, des cordes pincées 

Vous l’avez compris (voir Actuailes n°s200 et201), le son est une vibration rapide (aiguë) ou lente (grave) de l’air. Et pour créer ce son, une méthode simple est de pincer une corde. Les Grecs essayaient déjà de comprendre pourquoi certaines notes sonnaient bien et pas les autres. C’est ainsi qu’ils commencèrent à identifier les grands écarts entre notes que nous utilisons encore: tierce, quarte, quinte et octave. 

Au fil des siècles, le développement de la musique a donc consisté à la fois à créer des instruments capables de produire de beaux sons, mais aussi à identifier des intervalles entre notes qui sonnent juste et bien, pour produire de belles mélodies. Jusqu’à notre octave, de do à do, il y a ainsi 8notes, découpées en 12demi-tons. 

Superpositions d’ondes 

Mais alors, pourquoi, en jouant ensemble des notes justes, certaines combinaisons sont-elles harmonieuses, et d’autres non? En fait, quand sont reliées par des rapport numériques simples les valeurs des fréquences de différents sons, ceux-ci se «marient bien». Prenons l’exemple de deuxondes, l’une dont la fréquence vaut 400hertz, l’autre 200hertz. Comme il y a un rapport numérique très simple entre ces deux fréquences (400 est le double de200), ces deuxondes s’associeront bien dans nos oreilles. En revanche, quand ce n’est pas le cas, nos oreilles identifient que les sons ne vont pas bien ensemble, et nous avons une impression de dissonance, alors même que les notes sont justes. Cette dissonance crée ainsi une charge mentale qui peut devenir désagréable1. 

Et l’oreille absolue, dans tout ça? 

L’oreille humaine fonctionne par comparaison: nous arrivons à retrouver une note par rapport à une autre qui nous a été donnée. Les chanteurs, par exemple, quand ils ne sont pas accompagnés par un instrument, ont souvent un petit diapason en poche, qu’ils font vibrer à l’oreille pour retrouver le son exact du la, et commencer ainsi leur chant à la bonne note. Quelqu’un qui a l’oreille absolue est capable d’identifier ou de retrouver une note directement, sans aide extérieure. C’est d’une grande aide pour chanter juste du premier coup! 

 

Le savais-tu? 

Le la du premier violon d’un orchestre: 

L’expression «donner le ton» est liée elle aussi aux mathématiques! Vous avez peut-être déjà remarqué qu’au début d’un concert d’un orchestre symphonique, avant l’arrivée du chef d’orchestre, les instruments s’accordent. Le premier violon joue un la prolongé, qui permet aux autres instruments de se régler sur lui, afin que tous créent des ondes aux mêmes fréquences pour les mêmes notes –gage d’un concert de qualité… et sans fausse note! 

Malo du Bretoux

Actuailes n°202 - 11 février 2026


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