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Putsch au Burkina Faso et élections à risque Guinée

Putsch au Burkina Faso et élections à risque Guinée

11-10-2015 à 18:31:25

Au Burkina Faso, le 17 septembre, les militaires du régiment de la sécurité présidentielle (RSP) ont commis un coup d’État en emprisonnant le président et son premier ministre. La première des motivations de ce putsch étaient de permettre à des proches de l’ancien président, Blaise Compaoré, de se porter candidats aux élections présidentielles. En effet, un décret l’interdisait. La deuxième motivation des putschistes était d’empêcher la dissolution de leur unité militaire, le RSP, considéré comme un obstacle à la démocratisation du pays et trop impliqué dans la vie politique du pays.

Le coup d’État a été condamné par la plupart des pays et n’a pas trouvé le soutien populaire nécessaire. La situation a failli dégénérer en affrontements à Ouagadougou  et une guerre civile aurait pu éclater. La sagesse, cependant, a fini par l’emporter, grâce aux visites de plusieurs chefs d’État africains qui ont assuré une médiation. Comme souvent dans la région, les autorités coutumières qui conservent une influence et une importance symbolique ont aussi participé à la négociation. Le général Gilbert Diendéré, leader du putsch, a fini par renoncer en se rendant aux autorités de son pays. Les élections prévues le 11 octobre sont repoussées à une date encore inconnue.

Les coups d’état restent fréquents en Afrique. Depuis 2010 ,il y en a eu au Niger, au Mali, en Guinée-Bissau, au Burundi, en Gambie, en Centrafrique. Cela révèle souvent la faiblesse des États.

 


À l’heure où nous écrivons ces lignes va commencer l’élection présidentielle en Guinée du 11 octobre. Là encore, il s’agit d’un scrutin à risque comme nous l’expliquions dans Actuailes n° 39.

La situation est tendue dans la capitale Conakry. Des affrontements ont eu lieu le samedi 10 octobre dans le plus grand marché de la capitale entre les partisans de Cellou Dalein Dialo et ceux du président candidat à sa réélection : Alpha Condé. Il y a d’autres candidats à cette élection, mais ce sont ces deux-là qui font figure de favoris. Ils représentent aussi, sans jamais le déclarer ou l’écrire, les deux groupes ethniques principaux du pays : les Peuls et les Malinké. En Afrique, l’appartenance à une famille, une tribu, une ethnie, un peuple reste une réalité très importante et évidente.

 




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