facebook logo Twitter logo

facebook logo Twitter logo

Logo Header
Télécharger dernier numéro
Royales nouvelles

Royales nouvelles

15-05-2018 à 23:10:51

La famille royale d’Angleterre continue de fasciner et d’intriguer l’Europe. Ces dernières semaines, nous assistons à deux événements qui nous permettent de découvrir le fonctionnement de cette monarchie qui essaie de s’adapter aux temps qu’elle traverse.

Louis, Arthur, Charles de Cambridge

Il ne vous aura pas échappé que la duchesse de Cambridge, épouse du prince William, a tout récemment donné naissance à leur troisième enfant. Alors que les bookmakers (personne qui prend les paris) s’en donnaient à cœur joie quant aux pronostics du prénom, c’est le jour de la Saint-Georges – un de ses éminents aïeux – qu’est né Louis.

Altesse royale dès sa naissance, le jeune Louis n’est que sixième dans l’ordre protocolaire d’accession au trône britannique. En effet, le prince Charles, son grand-père, devra succéder à la reine Elizabeth II. Puis viendra son père William. Puis, ses aînés, le prince George et la princesse Charlotte. Autant dire que cette opportunité est mince.

 

Comment fonctionne la monarchie britannique ?

Il s’agit d’une monarchie parlementaire, appelée système de Westminster, dans laquelle le souverain ne règne pas sans partage sur le royaume. Le monarque héréditaire est le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre et chef d’État des seize royaumes du Commonwealth – l’empire britannique. En réalité, il se cantonne à un rôle cérémoniel. Il exerce néanmoins un pouvoir constitutionnel : c’est le monarque qui accepte la constitution d’un gouvernement après des élections législatives – comme en mai 2017 pour Theresa May, l’actuelle Premier ministre. C’est ce gouvernement qui exerce le pouvoir exécutif. Enfin, le pouvoir législatif appartient aux deux assemblées – la House of Lords et la House of Commons, comparables respectivement au Sénat et à l’Assemblée nationale en France.

Ainsi la famille royale britannique joue essentiellement un rôle de représentation et de soutien à un certain nombre d’œuvres caritatives dans le monde. Toute la population britannique y est extrêmement attachée.

 

Et Harry dans tout ça ?

Autre événement notable cette semaine au Royaume-Uni : le mariage du prince Harry. En effet, un mariage princier est toujours un moment d’unité nationale outre-manche. Et chose très particulière cette fois-ci, le prince Harry, septième dans l’ordre de succession au trône, épousera, ce samedi 19 mai, Meghan Markle.

Roturière, donc non issue de l’aristocratie – comme Kate Middleton, duchesse de Cambridge et mère de Louis – elle est américaine, divorcée – mais cela est possible depuis Henri VIII et la naissance de l’Église d’Angleterre – et actrice. La reine Elizabeth a bien évidemment donné son consentement, démontrant ainsi son désir de modernisation de la vie de la famille royale.

À l’instar du mariage de sa mère Lady Diana avec le prince Charles en 1981 ou de celui de son frère William en 2011, cet événement, retransmis dans le monde entier, devrait être suivi par deux milliards de téléspectateurs, illustrant ainsi l’engouement que suscite la vie de cette royale famille !

 

God save the Queen ! N’est-il pas ?

Karl-Wilhelm von Lunëth

Actuailes n° 85 – 16 mai 2018

 




Imprimer