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« Je suis le Pain de vie »

« Je suis le Pain de vie »

08-06-2017 à 15:02:41

À l’approche de l’été, nombreuses sont les cérémonies de « première communion ». Une bonne occasion de se pencher sur le sacrement de l’Eucharistie. En bref, l’Eucharistie, c’est un « Pain vivant et vivifiant ».

 

Un « Pain vivant »

Ce pain est vivant, car il contient la Vie et l’Auteur de la vie. Quand nous parlons du pain eucharistique, le mot « pain » désigne les apparences. Les apparences nous révèlent une présence, celle de Jésus Christ, qui a dit : « Ceci est mon corps ». Notre foi tout entière repose sur cette parole de Jésus. Comme ce mot « pain » désigne la présence de Jésus, nous n’avons pas en face de nous une réalité inerte, passive, morte. Celui qui est là, c’est celui qui s’est nommé « Chemin, Vérité, Vie ». C’est celui qui a manifesté au monde la puissance de la Vie, contre les forces du péché et de la mort. C’est celui qui est passé à travers la mort, en la subissant, et en ressuscitant le troisième jour. C’est celui qui a dit : « Je suis le Pain vivant qui est descendu du Ciel ».

Un « Pain vivifiant »

C’est parce que ce pain est vivant, qu’il est vivifiant. Le Ciel dont parle Jésus, ce sont les réalités spirituelles et éternelles. Ces réalités sont par nature impérissables. Celui qui les reçoit, reçoit une nourriture – les dons de la grâce – qui est incorruptible. Les aliments terrestres, nous les détruisons pour nous les assimiler. Les aliments célestes nous rendent spirituels quand nous les consommons. Nous devenons ce que nous mangeons. Quand nous communions, nous communions au mystère de Jésus, le Verbe incarné, mort et ressuscité. Ce que nous consommons, c’est un Vivant, et un Vivant qui a vaincu la mort.

Un « Pain vivant et vivifiant »

Le pain eucharistique est vivant et vivifiant, il est vivifiant parce que vivant. Mais autant il est vivant sans nous, autant il n’est pas vivifiant sans nous.

Ce pain est vivant sans nous. Qu’on ait la foi ou non ne change rien à la réalité de la présence de Jésus. Jésus, toujours, est là.

Mais ce pain n’est pas vivifiant sans nous. Il n’est vivifiant que pour celui qui a la foi et la charité. Celui qui s’approche du Pain de vie, alors que son cœur est dans la mort, « mange sa propre condamnation, car il n’a pas su discerner le corps du Seigneur ». Pour communier au corps de Jésus, il faut avoir son cœur dans la lumière.

Faites, Seigneur, que chaque communion à votre Corps très saint soit un pas de plus dans votre amour, une union plus intime et plus forte à votre mystère.

 

Père Augustin-Marie

 

 

 

Actuailes n° 71 – 8 juin  2017




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