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Aux abris

Aux abris

22-03-2017 à 07:20:26

Avec l’arrivée du printemps, nous sommes tentés d’aller profiter de la douceur du temps sans prendre de parapluie… Ce qui a pu ces dernières semaines valoir à certains d’être trempés jusqu’aux os par des pluies aussi glaciales que violentes et imprévues. Mais d’où viennent donc ces terribles giboulées de mars ?

 

À la fin de l’hiver, le soleil est plus haut sur l’horizon, ce qui fait que nous sentons plus la chaleur de ses rayons. Mais il ne fait pas que nous permettre de bronzer ! Il réchauffe surtout le sol qui, de couleur foncée, absorbe mieux la chaleur de ses rayons que l’air qui nous entoure. C’est une expérience facile à réaliser : au soleil, des vêtements sombres absorbent plus la chaleur et nous réchauffent davantage que des vêtements clairs.

Le sol réchauffe alors les basses couches de l’atmosphère. Comme un radiateur réchauffe, par exemple, l’air qui est au-dessus : pas besoin de le toucher pour savoir qu’il est chaud ! Cet air chaud monte alors, mais rencontre bientôt des couches d’air qui sont restées très froides après les mois d’hiver. Sa montée est stoppée net et cet air se refroidit brutalement. La vapeur d’eau contenue dans l’air se transforme alors en eau. Ce sont les nuages ! Ils sont travaillés par de l’air chaud qui monte et un plafond froid intraversable au-dessus d’eux, ce qui leur donne une forme de gros moutons : on dit que ce sont des nuages instables, et on les appelle cumulus. Puis, quand ces nuages se vident, ils créent des pluies très brèves mais aussi très fortes : les fameuses giboulées.

Elles sont particulièrement violentes à cette période de l’année  : parfois porteuses de grêle ou de neige fondue, car elles ont été refroidies très rapidement au contact des couches froides d’air situées en altitude.

Alors, la prochaine fois que vous sortez au printemps, prêtez attention au ciel ! Les nuages instables qui peuvent produire des giboulées ressemblent, nous l’avons vu, à de gros moutons et sont foncés, car la lumière ne les traverse pas. Une simple observation du ciel qui peut permettre d’éviter une sacrée douche froide !

 

Malo du Bretoux

 

Actuailes n° 66 – 22 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 




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