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Fahrenheit 451

Fahrenheit 451

18-11-2015 à 23:40:10

En 1966, François Truffaut (1932-1984), célèbre cinéaste français, adapte, en anglais, le roman dystopique* éponyme de l’américain Ray Bradbury publié en 1953. Ce film, s’il a vieilli quant aux décors ou aux effets spéciaux, demeure toujours d’actualité...

Dans une société grisâtre très contemporaine, la plupart des gens ne vivent qu’accrochés à leurs écrans et, une fois ces derniers éteints, prennent des petites pilules qui finissent de leur anesthésier l’esprit... L’ordre et le calme règne dans ce monde aliéné ou, pour finir, les autorités décident d’interdire les livres, dernier refuge des rêveurs, des penseurs, des dangereux dissidents ! Car, tout le monde le sait : lire permet de prendre du recul, de développer un esprit critique. Les livres sont donc bannis, brûlés (451 °F est le point d’auto-inflammation du papier) par une milice de pompiers qui, sur dénonciation, peuvent débarquer à toute heure chez les malheureux qui bravent l’interdit ! Montag fait parti de cette brigade, mais, alors qu’il est sur le point d’obtenir une promotion, les questions « indiscrètes » de Clarisse l’amène à ouvrir les yeux et son esprit pour rejoindre les hommes-livres.

Voir Fahrenheit 451 aujourd’hui est assez troublant : les personnages se ressemblent dans leur coiffure ou leur tenue, ils sont presque interchangeables (Truffaut va même donner à Julie Christie un double rôle), le décor est extrêmement dépouillé, sans fantaisie, tout est terne, morose... Bref, tous sont abrutis, comme beaucoup qui, cinquante ans après, se retrouvent, avec le même look, asservis à leurs mêmes écrans « intelligents », noyés d’informations qu’ils n’ont pas le temps de digérer, étalant leur vie sur les réseaux dits sociaux pour se convaincre d’exister ou, pire, endoctrinés par ces mêmes médias dont l’immédiateté empêche la réflexion... Sachez-le : seuls les hommes-livres sont libres !

Catherine Bertrand

 

Dystopie : société imaginaire régie par un pouvoir totalitaire ou une idéologie néfaste ; en deux mots, c’est une utopie qui a mal tourné !




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