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In memoriam Père Jacques Hamel

In memoriam Père Jacques Hamel

04-10-2016 à 22:40:03

Dimanche 2 octobre a eu lieu à Saint-Étienne-du-Rouvray, la première messe depuis l’assassinat du père Hamel le 26 juillet dernier. Rappel des faits.

Saint-Étienne-du-Rouvray est une ville de 30 000 habitants dans la banlieue sud de Rouen (Seine-Maritime), au nord-ouest de Paris. Le mardi 26 juillet dernier, au matin, le père Jacques Hamel, prêtre de 85 ans, célèbre la messe dans l’église Saint-Étienne. Sont présents un couple de personnes âgés, Guy et Janine Coponet, ainsi que trois religieuses (congrégation de Saint-Vincent-de-Paul) : les sœurs Hélène Decaux, Huguette Péron et Danielle Delafosse.

À la fin de la messe, vers 9h30, deux jeunes hommes de 19 ans, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean pénètrent dans l’église, renversent ce qui se trouvait sur l’autel, forcent le prêtre à s’agenouiller devant l’autel. Celui se débat et tente de les repousser avec ses pieds, en criant : « Arrière Satan ! »

Les jeunes gens le maîtrisent. Pendant que l’un d’eux sort un couteau, le second force Guy Coponet, un vieil homme âgé de 87 ans, à tenir un téléphone pour filmer la scène. Le prêtre est décapité. Quant au vieil homme, il est frappé de trois coups de couteaux au bras, dans le dos et à la gorge et laissé pour mort (il survivra finalement à ses blessures).

Après ce meurtre barbare, les deux hommes échangent quelques propos avec leurs otages. À l’extérieur, la police, prévenue par sœur Danielle qui a réussi à s’échapper, prépare la libération des otages. La brigade de Recherche et d’Intervention est rapidement sur les lieux. Les deux hommes sont abattus et les otages libérés. L’attentat est revendiqué par L’État islamique, qui donne la preuve que les deux terroristes ont fait allégeance à Bakr al-Baghdadi, chef de L’État islamique.

Le porte-parole du pape François, le père Federico Lombardi, avait immédiatement réagi : « Nous sommes particulièrement touchés parce que cette violence horrible est survenue dans une église, un lieu sacré où l’on annonce l’amour de Dieu, avec l’assassinat barbare d’un prêtre en présence des fidèles. »

Dimanche dernier, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, a procédé à un rite de « réparation », réparation des outrages perpétrés dans le lieu saint, outrages que l’on appelle « profanations » (l’autel, la croix, le cierge pascal, la statue de la Vierge avaient été profanés). Le même jour, le pape François, depuis l’Azerbaïdjan où il se trouvait, a annoncé qu’il était favorable à une accélération de la procédure en vue de la béatification du père Jacques. Le père Jacques serait alors vénéré comme « martyr ».

 

 

Actuailes numéro 57 du 5 octobre 2016

 

 

 




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