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Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson

04-10-2016 à 22:15:21

La France va élire son nouveau président de la République en 2017. Cet événement primordial pour l’avenir de notre pays mobilise toute la planète politique !

Nous recevrons donc tout au long de l’année des hommes et des femmes engagés afin de comprendre au mieux un monde qui peut paraître bien obscur.

 

Cette semaine, nous avons interrogés Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire des Républicains. Il nous éclaire sur ses attentes dans cette campagne, son rôle, ses idées.

 

 

 

Vous êtes engagé en politique depuis de nombreuses années, pourquoi avoir choisi cette voie ?

Dans un premier temps, je ne pensais pas du tout m’engager un jour en politique. J’ai grandi en HLM dans la banlieue parisienne, j’ai fait des études de philosophie, puis j’ai fondé et dirigé une entreprise de conseil.

Un jour, j’ai rencontré Christine Boutin, à l’occasion d’une conférence sur la bioéthique et le statut de l’embryon. J’avais justement réalisé une thèse de doctorat en philosophie sur ce sujet. J’ai mis mes connaissances à son service, et j’ai choisi de m’engager à ses côtés. J’ai choisi cette voie pour pouvoir défendre sur la scène politique la vie et la dignité humaine. Car c’est dans le monde politique que les décisions se prennent, que les lois sont votées.

Pour vous, quel est le rôle d’un homme politique puis d’un élu ?

Le rôle d’un homme politique est d’être au service de ses idées et de ses concitoyens. C’est une vocation, ça demande beaucoup de temps et d’énergie et de vrais sacrifices dans sa vie personnelle !

La politique est un bon moyen de servir le bien commun de façon très concrète et de défendre ses convictions.

 

En tant que député, j’ai deux missions principales : contrôler l’action du gouvernement et légiférer, c’est-à-dire proposer, voter, modifier des textes de loi.

Enfin, la politique a aussi le rôle d’éveiller et d’éclairer les consciences en amenant des questions, des réflexions sur le devant de la scène lors des débats qui traversent notre société. Sur « le mariage pour tous » par exemple, nous avons montré à de nombreux Français les réels enjeux de cette loi, notamment par rapport à l’adoption des enfants.

Vous qui êtes à l'intérieur de la sphère politique, quelle est votre vision de ce monde?

C'est un monde très particulier, qui obéit à ses propres règles. En politique, on fonctionne beaucoup aux rapports de force : il faut montrer que l’on pèse, que l’on est suivi par une part non négligeable des Français, pour être écouté et pris en compte ! Un monde dans lequel on voit l’humanité dans ce qu’elle a de plus triste, avec, pour certains, les reniements, l’abandon de leurs amis ou de leurs convictions, mais aussi dans ce qu’elle a de plus beau en termes de dévouement, de don de soi, de combats.

Quelles sont vos attentes dans la campagne qui se présente ?

J’attends que de vraies propositions soient faites pour redresser la France. J’espère que cette campagne permettra de voir émerger un vrai projet pour notre pays, et qu’elle ne sera pas un lieu de « guéguerres », d’attaques des candidats entre eux ! Les Français en ont marre que les politiques passent leur temps à se critiquer les uns les autres, ils attendent qu’on leur parle d’eux et qu’on les aide.

Quel rôle voulez-vous jouer dans cette campagne?

Je veux représenter ceux qui ne sont pas entendus. Je suis le seul candidat qui défend l’abrogation du « mariage pour tous », la baisse du nombre d’avortements comme objectif de santé publique, l’affirmation de notre culture chrétienne et de notre souveraineté...

Je veux montrer que ceux qui portent ces idées pèsent et influencer le programme de celui qui sortira vainqueur de la primaire et qui deviendra certainement le prochain président de la République.

 

 

 

Actuailes numéro 57 du 5 octobre 2016




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