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L’Amérique tourne le dos à l’Europe

L’Amérique tourne le dos à l’Europe

08-06-2017 à 18:22:12

Pour la première fois en Europe depuis son élection, le président Trump s’est fait remarquer par la distance qu’il a manifestée à l’égard de l’Europe et de ses pays membres.

 

À l’occasion du sommet de l’OTAN le 25 mai, il n’a pas hésité à insinuer que les États membres de l’alliance atlantique n’étaient que de mauvais payeurs, rompant ainsi la traditionnelle solidarité mutuelle qui les unit.

Deuxième acte lors du G7, au cours duquel le président américain s’en est pris à l’Allemagne qu’il a accusée de s’enrichir de ses exportations sans être capable d’assurer sa propre défense. La chancelière allemande Angela Merkel de rétorquer que jamais les relations avec les États-Unis ne s’étaient si mal portées et qu’une telle attitude était de nature à menacer la paix.

À quelques heures de l’annonce de Donald Trump, l’Europe, par la voix de plusieurs de ses dirigeants – MM. Junker et Tusk –, s’est portée au secours de l’accord de Paris sur le climat. En effet, le président américain a fait savoir que les États-Unis sortiront de l’accord, signé par Barrack Obama en mai 2016, visant à réduire les gaz à effet de serre et ainsi limiter la hausse de la température globale à 1,5 degré.

Cette annonce serait un très mauvais coup porté au traité, les États-Unis étant, avec la Chine, l’un des deux plus importants producteurs de gaz à effet de serre. La Chine a, quant à elle, annoncé qu’elle poursuivrait les efforts engagés à la suite de la COP21.

C’est donc bien à une croisée des chemins historique que se tient l’Europe, déstabilisée par une Grande-Bretagne qui s’éloigne, une Turquie s’enfonçant dans la dictature et une partie orientale et balkanique sous influence russe.

 

Karl-Wilhem von Lüneth

 

 

Actuailes n° 71 – 8 juin  2017

 

 

 

 




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