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La Bourse

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15-05-2018 à 23:04:05

Derrière les paniques et les krachs, à quoi sert la Bourse ?

Tout le monde connaît Jérôme Kerviel, le célèbre trader qui avait fait vaciller la Société générale début 2008 à la suite d’une perte de près de 5 milliards d’euros sur les marchés financiers.

Un autre trader en 1995 avait fait la une des médias et pour cause : les pertes issues de ses spéculations1 avaient causé la faillite de la plus vieille banque anglaise, la Barings, dont les origines remontaient à 1762 !

Plus anciennement, la « tulipomanie » à Amsterdam, spéculation qui avait amené le prix des bulbes de tulipe à des sommets puis s’était achevée en krach, est l’une des plus grandes paniques boursières de l’histoire.

Derrière ces excès et si l’on va plus loin que les écrans chargés de graphiques que l’on voit dans les films, la Bourse a de nombreuses utilités :

Elle permet aux entreprises de se financer (de lever de l’argent pour leurs projets, par le biais d’émissions d’actions2). C’est ainsi que les chemins de fer ont été financés au XIXe siècle. Et encore aujourd’hui de nombreuses sociétés en bénéficient, comme Peugeot ou EDF il y a quelques années.

En contrepartie, les acteurs qui achètent ces actions (banques, compagnies d’assurance, particuliers) placent leur épargne et profiteront les années suivantes de la croissance des sociétés et du versement de dividendes (s’ils ont investi sur des entreprises de qualité).

Ces dernières années, les marchés financiers ont beaucoup évolué. Ainsi, pendant des décennies, une part importante de l’activité se trouvait dans des bourses régionales (six  en France jusqu’en 1990 : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy et Nantes). Désormais, l’activité est concentrée dans de grands centres comme Paris, Londres et New York.

De plus, la régulation s’est considérablement étoffée pour limiter les risques et l’activité des traders. Au point que ces métiers ont été fortement réduits.

Un autre « Jérôme Kerviel » ne pourrait-il donc pas à nouveau défrayer la chronique ? Prudence, car le dopage a toujours de l’avance sur l’agence anti-dopage…

Xavier de Corsac

Actuailes n° 85 – 16 mai 2018




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