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La France sous la pollution

La France sous la pollution

13-12-2016 à 21:38:29

Dans les dix premiers jours du mois de décembre, la France a connu une longue période de pollution de l’air, particulièrement dans la région des grandes villes, comme Paris, Lille, Lyon ou Grenoble. Ainsi, à Paris, il s’agit du plus long et du plus intense pic de pollution depuis dix ans !

 

Cette pollution est essentiellement due au dioxyde d’azote et aux particules fines provenant des moteurs des véhicules, des feux de cheminée ou de la combustion des industries. Les conditions météorologiques ont également joué un grand rôle dans cette période de pollution : en temps normal, la pollution s’échappe naturellement dans l’air. Mais les conditions clémentes de ces derniers jours (absence de vent, températures trop douces pour la saison) ont contribué à créer une sorte de « couvercle d’air chaud » au-dessus des villes empêchant la pollution de s’échapper.

En temps normal, lorsqu’une inversion de température se produit en hiver (froid au sol et chaud dans le ciel), la limite d’inversion se trouve à 1 500 mètres au-dessus du sol. L’air pollué froid peut donc monter jusque-là pour se dissiper. Mais ces derniers jours, la limite se trouvait à 100 mètres : par exemple, tandis qu’il faisait 2° C au sol à Paris, le sommet de la Tour Eiffel à 324 mètres de haut affichait 8° C. L’air pollué, refroidit par la nuit, se trouvait donc bloqué par l’air chaud juste au-dessus de lui. 

Ces épisodes de pollution ont des conséquences sur la santé, notamment des plus jeunes ou des plus âgés d’entre nous ! Il est donc déconseillé de faire du sport et de rester trop longtemps dehors. En effet, les particules fines rentrent dans l’organisme et peuvent provoquer des allergies ou des maladies comme l’asthme, la bronchite… Sur le long terme, si notre corps a été longtemps exposé à ces particules, elles peuvent provoquer des maladies graves comme des cancers.

Pour limiter l’émission de gaz polluants, Paris et d’autres villes de la région Île-de-France, tout comme Lyon et Villeurbanne ont décidé d’interdire le chauffage au bois et de limiter la circulation des voitures : un jour les plaques d’immatriculation paires pouvaient rouler, le lendemain c’était le tour des impaires.

 

Pour en savoir plus sur la pollution de l’air et découvrir la qualité de l’air dans votre ville : www2.prevair.org/

 

 

Actuailes n° 61 – 14 décembre 2016




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