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Le Livre de la Jungle

Le Livre de la Jungle

10-01-2017 à 21:43:53

Après Mirror Mirror et Cendrillon, Disney réadapte un de ses plus grands succès : moins d’humour mais quel réalisme !       À partir de 8 ans.

Nul besoin de présenter le chef d’œuvre du britannique Rudyard Kipling. Publié en 1894, adapté plus ou moins fidèlement un bon nombre de fois au cinéma ou à la télévision, avec notamment le dessin animé des studios Disney qui est, depuis sa sortie en 1967, un des plus beaux films d’animation jamais réalisés. Cinquante ans après, le pari du réalisateur américain Jon Favreau (Iron Man) et des mêmes studios Disney était donc risqué…

Comme pour Blanche-Neige (Mirror Mirror, Actuailes n° 6) et Cendrillon (n° 41), la nouveauté réside essentiellement dans l’adaptation en prises de vues réelles. Cette fois-ci, progrès technologiques obligent, notre « petit d’homme » est en chair et en os, entouré d’animaux qui semblent aussi vrais qu’au zoo, le tout immergé dans un décor ambitieux mêlant jungle, savane, rivières et le fameux refuge des Bandar-Log… Le tournage a duré plus de trois ans : les prises de vues ont été filmées avec des marionnettes figurant les animaux et des acteurs qui donnaient la réplique à Mowgli (Neel Sethi). Plus de deux milles personnes ont collaboré pour recréer en studio ou en images de synthèse les décors et ces fameux animaux, mêlant stop-motion*, animation photo-réaliste et divers programmes inspirés des jeux vidéos pour un résultat technologiquement époustouflant, indépendamment de la 3D.

Cette nouvelle vision d’un Mowgli entourés d’animaux sauvages modifie l’atmosphère et, si ce film est clairement un « remake* » du premier, il est beaucoup plus sombre en terme d’images mais aussi de rapports entre les animaux. Le danger rode et les bagarres sont assez violentes… c’est la loi de la jungle ! Mais lorsqu’apparaît Baloo, le récit s’allège, l’humour s’invite (pas assez) et un nouveau Mowgli astucieux et, finalement, supérieur aux animaux s’impose. C’est un « petit d’homme » placé au centre du récit, c’est une vision plus naturaliste que celle de 1967, plus sérieuse et moins drôle… mais peut-être plus réaliste !

*Stop-motion (anglicisme) ou animation en volume : la technique est la même que celle du dessin animé. Une scène constituée d’objets est « photographiée ». Entre chaque prise de vue, les objets de la scène sont légèrement déplacés. Montées à la suite les images donnent l’illusion de s’animer.

*Remake, de l’anglais to remake, « refaire » :  se dit d’un film dont l’histoire a déjà été portée à l’écran. Partant d’une œuvre littéraire la première adaptation est la « première version » ou « version originale ». Les suivantes sont des reprises plus ou moins fidèles et réussies !

 

Actuailes n° 51 – 27 avril 2016

 




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