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Les urnes et les armes

Les urnes et les armes

05-04-2017 à 11:01:34

Les dirigeants français n’ont pas réussi à mettre fin à la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011. Au contraire, leurs décisions ont contribué, même si ce n’était probablement pas le but recherché, à développer la violence. En 2015, François Hollande reconnaissait avoir pris la décision, dès 2012, de fournir de l’armement aux insurgés syriens, dont on sait qu’une partie est tombée entre les mains des djihadistes.

Le résultat des urnes en France pourra-t-il contribuer à faire taire les armes en Syrie ? Seul l’avenir nous le dira…

Benoît Hamon poursuivra certainement la politique de François Hollande : soutenir les insurgés, sans trop regarder leur proximité avec les djihadistes et refuser le dialogue avec Bachar al-Assad dont il exige le départ comme condition préalable à la paix syrienne.

Emmanuel Macron prône une « politique d’équilibre » à l’égard du régime et des rebelles en Syrie. Il s’oppose à ce que le départ du président syrien Bachar al-Assad soit un « préalable à tout », mais a rejeté l’idée de « pactiser » avec lui.

François Fillon considère que le maintien de Bachar el-Assad serait une assurance-vie pour les chrétiens d’Orient et qu’il est un rempart contre les islamistes. Sa vision du terrorisme rejoint pour partie celle de Vladimir Poutine, le président russe, acteur incontournable du dossier syrien.

Les positions de Marine Le Pen sont proches de celle de François Fillon. Elle prône un dialogue encore plus étroit avec Damas et Moscou.

Le résultat des urnes en France pourrait ainsi modifier notre politique syrienne. Pour autant, permettra-t-il à notre pays de retrouver son statut de grande puissance au Proche-Orient ? Rien n’est moins sûr, même si l’aura de la France reste forte…

 

 

Actuailes n° 67 – 5 avril 2017




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