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Perdu dans le ciel ?

Perdu dans le ciel ?

08-06-2017 à 11:37:25

À la fin de la Première Guerre mondiale, le vol des avions est maîtrisé. Mais l’heure est à la paix et l’on prend conscience du pouvoir de l’avion pour franchir rapidement de grandes distances.

 

 

Louis Fernand

 

Actuailes n° 71 – 8 juin  2017

Pour se diriger dans le ciel, quoi de plus simple que de s’aider de repères au sol : une ville, un fleuve, une voie ferrée... Entre deux repères, le pilote navigue à l’estime : il suit un cap en s’aidant du compas (boussole de l’avion) et, connaissant sa vitesse, il estime le temps nécessaire pour rejoindre le prochain repère. Il faut utiliser des cartes précises et choisir des points raisonnablement éloignés.

Cette technique utilisée par les pilotes de l’Aéropostale est encore utilisée de nos jours sur les petits avions. Mais comment naviguer au-dessus de la mer ou du désert ?

En 1930, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte relient Paris à New York sans escale en 37 heures et 18 minutes. Pour se repérer au dessus de l’océan Atlantique, ils ont utilisé un sextant, comme le font les marins depuis des siècles, en mesurant la hauteur des étoiles sur l’horizon.

Pour voler même sans visibilité, les avions utilisent des radiobalises. Elles fonctionnent sur le même principe qu’un phare pour les bateaux, mais émettent un signal électromagnétique et non de la lumière. Les signaux sont reçus par des antennes placées sur l’avion. Selon le type de balise, le signal une fois traité indique au pilote la direction de la balise, sa distance ou la direction de l’axe avion-balise. Grâce à ces informations, le pilote calcule sa position par triangulation. C’est la radionavigation.

À la fin du XXe siècle se développe la navigation inertielle pour voler au-dessus de la mer en l’absence de radiobalise. Cette technique utilise une centrale à inertie, un appareil qui mesure le moindre déplacement de l’avion. En connaissant le point de départ et tous les déplacements depuis, l’avion peut calculer sa position. C’est comme la navigation à l’estime, mais faite par un capteur et calculée par un ordinateur.

Aujourd’hui, les avions utilisent, bien sûr, le GPS, mais pas seulement. Les ordinateurs de bord des avions de ligne le combinent avec des données inertielles et de radionavigation pour calculer la position la plus précise possible.

 

 

Louis Fernand

 

Actuailes n° 71 – 8 juin  2017




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