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Quand les Britanniques décident de créer de nouvelles villes…

Quand les Britanniques décident de créer de nouvelles villes…

04-01-2017 à 21:49:38

Cette nouvelle est quasiment passée inaperçue en France et pourtant elle illustre le caractère atypique du peuple britannique. Après avoir été le premier pays à voter, il y a quelques mois, en faveur d’une sortie de l’Union européenne, le gouvernement britannique a décidé ce 2 janvier un plan visant à créer dix-sept nouveaux villages et villes de taille moyenne en Grande-Bretagne.

À l’heure où les économies occidentales connaissent un phénomène d’urbanisation de leurs territoires sans précédent, nos voisins d’Outre-Manche font un pas de côté et veulent poser un acte fort à destination des ruraux et des personnes qui peinent à se loger en ville. Avec une population à peu près équivalente à la population française pour une superficie entre deux à trois fois plus petite (242 800 km2 contre 550 000 km2 pour la France), la densité de la population britannique est élevée. 80% des habitants vivent en ville. Londres compte environ 8 millions d’habitants, soit trois fois plus que Paris.

La concentration de la population dans les villes a des conséquences néfastes, notamment la désertification des zones rurales, le coût de plus en plus prohibitif de l’immobilier, la pollution, etc. C’est pour tenter d’enrayer ces phénomènes que le Premier Ministre britannique, Theresa May, et son gouvernement ont décidé ce plan d’aménagement du territoire en décidant la création de villages et de villes, selon des tailles variant de 1500 à 10 000 maisons. Les restrictions en matière d’aménagement du territoire seront allégées pour les promoteurs immobiliers, qui se plaignent de la rareté des terrains. Par ailleurs, un apport financier de 7,4 millions de livres (8,7 millions d’euros) est prévu pour accélérer les constructions. Les instigateurs de ce plan espèrent ainsi agir en faveur du développement local, lutter contre la pénurie de logements dans les villes et freiner la bulle immobilière[1], notamment à Londres. L’objectif est d’atteindre un million de nouveaux logements d’ici à 2020.

 

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[1] Phénomène qui apparaît sur un marché immobilier, où la valeur du bien augmente plus vite que les salaires. Il est lié à la loi de l’offre et de la demande. Dans une ville, moins il y a de logements disponibles, plus le prix de ces biens immobiliers est élevé, favorisant ainsi une bulle spéculative immobilière.

 Actuailes n° 62 – 11 janvier 2017




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