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Réélection d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire

09-11-2015 à 18:38:25

Le 25 octobre en Côte d’Ivoire, le président sortant Alassane Ouattara était réélu pour un deuxième mandat avec 83,66 % des suffrages et 54 % de taux de participation.

Le principal parti d’opposition qu’il affrontait était affaibli en raison de déchirements internes. Le FPI (Front populaire ivoirien),  parti de l’ex-président Laurent Gbagbo (actuellement en procès au Tribunal pénal international de La Haye pour son rôle dans les violences de 2011), était divisé entre ceux qui soutenaient le candidat officiel du parti, Pascal Affi N’Guessan, et les irréductibles pro-Gbagbo qui refusaient le principe même des élections présidentielles tant que leur champion n’était pas libéré. Pascal Affi N’Guessan n’a finalement obtenu que 9,29 % des suffrages.

Cette réélection devrait donner davantage les coudées franches au président Ouattara pour continuer les réformes économiques et politiques qu’il a engagées lors de son premier mandat. Il souhaite durant ce nouveau mandat continuer le vaste chantier de la réconciliation entre les deux camps ennemis de la crise de 2011 et moderniser la constitution ivoirienne. Il entend aussi continuer les réformes économiques qui ont jusque-là permis des taux de croissances exceptionnels depuis son arrivée au pouvoir et remettre la Côte d’Ivoire au centre du jeu diplomatique en l’Afrique de l’Ouest.

La crise de 2011

De 2002 à 2011, la Côte d’Ivoire a connu une grave crise. Le pays était coupé en deux entre le gouvernement de Laurent Gbagbo au Sud et des rebelles au Nord. Lors des élections présidentielles d’octobre 2010, le président sortant Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara, le candidat soutenu par les rebelles du Nord. Cette crise fut résolue en avril 2011 par une offensive des groupes armés du Nord vers la partie sud du pays et Abidjan, la capitale économique du pays. L’offensive fut soutenue par l’armée française dont l’intervention fut décisive. Alassane Ouattara pouvait alors enfin prendre ses fonctions de nouveau président de la Côte d’Ivoire, désormais à la tête d’un pays exsangue et profondément divisé.

 




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