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Saint Joseph : le charpentier de Nazareth

Saint Joseph : le charpentier de Nazareth

16-05-2018 à 06:33:59

« Ô glorieux saint Joseph, assiste-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons. »

Joseph, penché sur une pièce de bois, a un air très concentré. Il manie habilement le ciseau de la main droite. Malgré les commandes qui s’accumulent, il prend le temps d’effectuer un travail bien fini et soigné. Hier, il faisait beau et chaud, il a travaillé dehors. Comme il se sentait bien ! Ce matin, un vent froid souffle sur les collines de Nazareth. L’atelier manque d’air, de lumière, mais Joseph, tout entier à la tâche qu’il accomplit, oublie l’absence de confort. Il pose le ciseau, balaie les copeaux qui jonchent le sol de terre battue.

Joseph est le charpentier de Nazareth. On attend beaucoup d’un charpentier à son époque (Ier siècle avant J.-C.). Il doit être capable de fabriquer des meubles, des portes, des roues de charrettes, des outils. Il doit pouvoir aussi construire un bateau de pêche pour les pêcheurs du lac de Tibériade. Il doit enfin être un artiste pour que son travail soit beau. Certains bois sont employés pour la construction des maisons. Le charpentier travaille souvent en équipe avec le maçon.

Unie à la fête du Travail le 1er mai, fête reconnue dans de nombreux pays, l’Église invite les chrétiens à honorer saint Joseph comme modèle et protecteur de tous ceux qui travaillent pour vivre et faire vivre leur famille. Cette fête a été instituée par le pape Pie XII le 1er mai 1955.

Joseph a appris son métier à Jésus. Ainsi est-il dit de Jésus au cours de sa vie publique : « N’est-ce pas le fils du charpentier ? » (Matthieu XIII, 55). Jésus a probablement succédé à Joseph dans son atelier après la mort de ce dernier, car saint Marc nous apprend (VI, 3) : « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie ? »

Jésus a travaillé de ses mains. Il a rappelé à ses disciples la valeur du travail : « Travaillez non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui demeure pour la vie éternelle » (Jean VI, 27). Il faut, bien sûr, travailler pour se nourrir, mais Jésus veut un travail bien fait en l’honneur du Créateur.

Joseph est très discret dans les évangiles. Il y entre silencieusement avec foi, avec amour. Il en sort de même, en homme juste. Il intervient pour la dernière fois lors du recouvrement de Jésus au Temple (Luc II, 41-55) et nous apprenons à cette occasion que Jésus lui était soumis. Il est véritablement l’image du Père : père nourricier de Jésus fêté le 19 mars, père transmettant la joie du travail bien fait fêté le 1er mai.

Mauricette Vial-Andru

 Actuailes n° 85 – 16 mai 2018

 

 

 




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