facebook logo Twitter logo

facebook logo Twitter logo

Logo Header
Télécharger dernier numéro
The Martian (Seul sur Mars)

The Martian (Seul sur Mars)

05-11-2015 à 00:06:40

Ridley Scott va tranquillement sur ses 80 ans et nous offre encore une fois un grand moment de cinéma. Réalisateur et producteur anglais, il s’est tout de suite fait un nom dans le milieu des effets spéciaux : son premier film, Les Duellistes, 1977, est un chef d’œuvre de reconstitution historique des guerres napoléoniennes. Scott est un touche-à-tout : horreur, histoire, comédie, policier, science-fiction... et il rencontre presqu’à chaque fois un accueil favorable du public. Autant dire que The Martian était très attendu ces dernières semaines pour les fans du genre ! Et bien disons que c’est un bon « entertainment » : c’est propre, c’est lisse, finalement il ne se passe pas grand-chose, chaque problème a sa solution : pas de panique ! Les calculs compliqués sont réexpliqués avec une salière et un pot de ketchup, les Chinois sont soudainement amicaux, la NASA est une entreprise « trop cool » et tout va pour le mieux dans le plus niais des mondes !

Et pourtant c’est réussi, car Ridley Scott a choisi l’acteur idéal pour interpréter Mark, laissé pour mort sur Mars, c’est Matt Damon. L’espion amnésique Jason Bourne, l’inquiétant et talentueux M. Ripley (Actuailes n° 29), le soldat Ryan dans Saving private Ryan, Will Hunting le mathématicien surdoué et asocial... c’est Matt Damon, un bon Américain, un peu lourdaud mais au sourire si franc qu’on le suivrait partout ! Sur Mars, il doit d’abord s’opérer tout seul et on y croit ! Puis penser à planter des pommes de terre (aidé du Christ !)... et on y croit aussi ! Son optimisme est si communicatif que le spectateur veut bien avaler toutes les invraisemblances du film ! Mais The Martian ne cherche pas forcément le réalisme ! Plus rythmé que 2001 : l’odyssée de l’espace*, moins intellectuel que Gravity (2013), c’est à l’image de l’excellent Apollo XIII (1995) auquel Scott fait de nombreux emprunts, une belle leçon de morale (américaine et sans nuance) : « yes, we can » !

*Sorti en 1968, c’est la référence majeure du genre !




Imprimer