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Un nouveau parti politique à droite

Un nouveau parti politique à droite

29-11-2017 à 05:43:57

Dimanche 26 novembre, dix-neuf hommes et femmes politiques de droite se sont associés pour créer un nouveau parti politique : Agir, la Droite constructive.

Tous ces membres fondateurs sont issus du principal parti de droite Les Républicains. Certains en ont d’ailleurs été exclus pour avoir soutenu le gouvernement actuel appartenant au mouvement La République en marche (LREM) créé par le président de la République, Emmanuel Macron.

En fondant un nouveau parti, ces députés, sénateurs et maires veulent se démarquer du comportement actuel des Républicains qui s’opposent systématiquement à la politique du gouvernement. Agir, la Droite constructive est ainsi présenté comme un parti de droite qui peut également avoir une vision commune avec les partis du centre (UDI) ou LREM sur certains sujets. Surtout, ce parti sera farouchement opposé à « tout rapprochement avec le Front national et s’engage à combattre son idéologie », peut-on lire dans son texte fondateur.   

Cette création intervient très opportunément à quinze jours de l’élection du président des Républicains. Le favori, Laurent Wauquiez, propose en effet une ligne politique vivement critiquée par les fondateurs d’Agir : « Nous refusons de voir la droite s’enfermer dans une ligne identitaire, autoritaire, eurosceptique et ultra-conservatrice. Cette stratégie exacerbe les tensions de la société française et conduit à l’échec ». Agir veut ainsi rassembler les partisans d’une droite présentée comme moderne, réformatrice et modérée et regrouper à la fois les déçus de LREM et ceux des Républicains.

Certaines personnes pensent que Les Républicains ont perdu les dernières élections pour ne pas avoir adopté une position suffisamment à droite et s’être trop rapprochés du centre. Il est à espérer qu’avec la création de ce nouveau parti et la perspective plausible de l’élection de Laurent Wauquiez, les frontières entre les différents courants à droite seront clarifiées pour permettre aux électeurs de choisir le parti qu’ils estiment être le plus représentatif de leurs idées.

 

François Senlis

Actuailes n° 77 – 29 novembre 2017

 




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