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Un projet d'attentat contre une église déjoué

Un projet d'attentat contre une église déjoué

02-05-2015 à 14:55:52

Apprendre avec l’actualité : un projet d’attentat contre une église déjoué

Dimanche 19 avril 2015, à Villejuif (Val-de-Marne), un homme blessé à la jambe appelle les secours pour être soigné. Arrivés sur place, les secours estiment que la blessure est suspecte car elle a été causée par une arme à feu. Ils préviennent donc la police. Celle-ci, en fouillant la voiture de l’homme blessé, découvre des armes de guerre, un gilet pare-balles et des munitions. Au cours de leurs investigations, les policiers révèlent que cet homme, nommé Sid Ahmed Ghlam, avait pour projet de commettre des attentats contre une ou plusieurs églises catholiques de Villejuif. L’enquête est toujours en cours et la police essaye de déterminer qui ont été les complices de cet homme qui, visiblement, n’a pas agi seul, mais a été aidé et conseillé.

Les réactions à cette tentative d’attentat ont été nombreuses. Le premier ministre, Manuel Valls, a eu des paroles fortes à cette occasion : « Cette fois-ci, c’était les chrétiens, les catholiques de France, qui étaient visés, pour la première fois […] Vouloir s’en prendre à une église, c’est s’en prendre à un symbole de la France, c’est l’essence même de la France qu’on a sans doute visée […]. Les fidèles de la religion catholiques doivent pouvoir pratiquer leur culte, aller à la messe en parfaite sérénité. D’ailleurs, c’est la plus belle et la plus forte des réponses que nous devons apporter au terrorisme qui cible la France pour mieux la diviser […]. La France a un patrimoine chrétien exceptionnel. Ses cathédrales, ses églises, ses chapelles attirent des touristes, des pèlerins, des fidèles par milliers, du monde entier. Ce patrimoine doit être protégé, mais il doit rester ouvert, accessible ».

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a étudié avec monseigneur Vingt Trois, archevêque de Paris, les mesures à prendre pour améliorer la sécurité de certaines églises catholiques, dans le cadre de l’opération Sentinelle. Actuellement, cent soixante-dix-huit églises sont sous protection spécifique.

La Conférence des évêques de France a incité chacun à garder son calme et ne pas céder à la peur : en se laissant dominer par ce sentiment, des personnes risquent de se replier sur elles-mêmes et de commencer à se méfier des autres. Cette méfiance peut se transformer en agressivité. Lorsque la situation se dégrade, l’agressivité entre groupes se répand. Dans le cas le plus grave, cela peut aboutir à une guerre civile. Voilà précisément ce que recherchent les terroristes : semer le trouble au sein de la population française en opposant les différents groupes les uns contre les autres.

Par ailleurs, il est important de ne pas fermer les églises dans le but d’assurer leur sécurité : une église n’est pas un simple lieu de réunion, c’est un lieu de prière, de recueillement, qui doit être ouvert le plus souvent possible pour permettre à ceux qui en ressentent le besoin et l’envie de venir prier.




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