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Nos amies les cloches

Nos amies les cloches

21-09-2016 à 00:22:11

Le 17 septembre dernier a eu lieu à Chémeré-le-Roi la bénédiction solennelle des quatre cloches de la future église Notre-Dame du Rosaire. Une bonne occasion de réfléchir sur le sens de ces instruments, que l’on entend souvent, mais auxquels on ne pense pas toujours…

 

Lors d’une consécration de cloches, la liturgie de l’église convoque tous ses trésors (l’eau, l’huile, l’encens) pour préparer ces instruments et les destiner au culte. Mais pourquoi cette cérémonie de bénédiction, cette sorte de baptême, nous touche-t-elle tant ? Quel est le mystérieux secret contenu dans ces instruments, qui nous émeut au tréfonds de l’âme ? Les cloches sont des protectrices, des compagnes et des annonciatrices.

Les cloches chrétiennes sont des protectrices. Elles nous soutiennent dans les combats que nous menons, elles nous assistent dans la lutte contre les maux qui nous atteignent : elles protègent des intempéries et des calamités, elles protègent surtout des attaques du démon, qui déteste tout ce qui est harmonique. Dans la prière de consécration des cloches, on demande à Dieu : « Répandez vous-même sur ces cloches la rosée de l’Esprit Saint, afin que l’ennemi prenne la fuite chaque fois qu’il les entendra ».

Les cloches sont aussi des compagnes. Elles sonnent les heures du jour et les offices pour la prière. Elles sonnent les grandes étapes de l’année liturgique. Elles sonnent la naissance et la mort. Elles nous mettent dans le réel. Elles nous invitent à renouveler, à chaque fois qu’on les entend, notre adhésion à la foi reçue au baptême : « Que ceux qui se rassembleront à leur appel, suivent toujours les enseignements de la foi catholique », dit-on dans les prières de consécration.

Les cloches sont des annonciatrices. Elles portent un son prophétique, car elles nous rappellent notre destinée surnaturelle. Une cloche qui sonne, c’est un appel à tourner notre cœur vers Dieu, qui travaille par sa grâce à constituer au Ciel le peuple des élus. Elles disent déjà ici-bas quelque chose de la mélodie céleste qui accompagne l’adoration de notre Dieu : Sanctus, sanctus, sanctus.

 

 

Actuailes n°56 – 21 septembre 2016




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