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« La Ruche qui dit oui ! » débarque en gare

« La Ruche qui dit oui ! » débarque en gare

07-02-2017 à 23:23:45

Avec un accord passé avec la SNCF, la jeune entreprise développe son maillage du territoire pour mettre en relation directe producteurs et consommateurs.

La SNCF a annoncé le 27 janvier la signature d’un partenariat avec la start-up « La Ruche qui dit oui ! », plateforme de vente en ligne qui favorise les échanges directs entre producteurs locaux et consommateurs. Cet accord vise à mettre en place des locaux commerciaux dans les gares où les passagers iront s’approvisionner en produits laitiers, fruits, viandes et légumes, produits dans un rayon de 250 km. Soixante-dix gares devraient être ainsi équipées avant la fin de l’année.

« La Ruche qui dit oui ! » est une jeune entreprise, fondée en 2011, qui est le reflet d’une prise de conscience grandissante de l’opinion à la fois à l’égard de la condition difficile qu’éprouvent nos agriculteurs et sur la qualité des produits que nous mangeons. La start-up a ainsi eu l’intuition de mettre en relation via Internet des producteurs locaux et des consommateurs. Ces derniers passent leurs commandes en ligne et se déplacent selon une date et un endroit fixés par le responsable de la « ruche », qui peut être un particulier, une association ou une entreprise.

Sur le prix de la vente, défini par l’agriculteur, près de 20 % revient à « La Ruche qui dit oui ! ». Cette part étant répartie pour moitié chez le responsable de la Ruche locale et pour l’autre moitié chez la Ruche-mère, qui assure la gestion du site Internet et le support technique et commercial. Cette plateforme fonctionne aujourd’hui grâce à la collaboration de soixante salariés, mais aussi de bénévoles. Sept cents ruches ont vu le jour depuis 2011, réunissant plus de 4 500 producteurs locaux et 135 000 consommateurs en 2015.

Cette démarche rencontre un véritable engouement. En effet, en promouvant ces circuits courts, les intermédiaires (coopératives, centrales d’achat, supermarchés) sont supprimés et le bénéfice pour le producteur est plus élevé. De plus, même s’il y a un gros travail de préparation des commandes, les produits qui sont préparés sont assurés d’être vendus. Les consommateurs, quant à eux, mangent des produits de qualité et soutiennent par leurs achats l’économie locale. Ces échanges valorisent également le lien social.

Et avec la possibilité demain de faire ces achats dans les gares, le producteur fait un pas vers le consommateur, qui accède ainsi plus facilement à ces produits locaux de qualité.

Vous souhaitez réagir ? Contactez-moi : echodeleco@actuailes.fr

 

Actuailes n° 64 – 8 février 2017




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