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La fin de l’évacuation de la poche de Dunkerque : le 4 juin 1940

La fin de l’évacuation de la poche de Dunkerque : le 4 juin 1940

23-05-2017 à 20:41:12

L’un des épisodes les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale…

 

Le piège de Dunkerque…

À la fin du mois de mai 1940, le gros des armées britanniques et françaises est tombé dans le piège tendu par les Allemands : il s’agissait de couper en deux les armées alliées dans le nord de la France pour en isoler les meilleures divisions, les acculer à la mer et les détruire. Une course contre la montre est alors engagée. L’objectif est, pour les Britanniques, de se replier vers la côte pour rembarquer au plus vite vers l’Angleterre, avant que le piège ne se referme.

Les Français, sous les ordres de l’amiral Abrial, constituent, dans ce but, dès le 25 mai, un camp retranché à Dunkerque, à partir duquel l’évacuation sera possible grâce au concours des marines britannique et française, appuyées par les avions de la Royal Air Force. L’opération est baptisée Dynamo.

Le dos à la mer, enfermés dans cette poche de cinquante kilomètres, les alliés vont bénéficier d’un répit inespéré : Hitler ordonne de stopper un temps ses divisions blindées. Ce dernier pense, en effet, pouvoir réduire la poche grâce à son aviation.

Le sacrifice de Dunkerque…

À terre, ce sont des unités françaises qui vont se sacrifier pour permettre l’évacuation des Britanniques. De Lille à Dunkerque, les divisions françaises combattent sans esprit de recul afin de retarder l’avance allemande et de gagner le temps nécessaire. C’est un combat désespéré. Le Premier ministre britannique, Churchill, reconnaîtra dans ses mémoires : « Ces troupes apportèrent ainsi une splendide contribution au salut de leurs camarades, plus favorisés, et du corps expéditionnaire britannique ».

En interdisant pendant neuf jours l’accès au port, dans des combats à un contre cinq, les troupes françaises ont permis, en effet, le rembarquement au prix de pertes très sévères (dont le général Jansen, tué au combat).

Le miracle de Dunkerque…

Pendant ce temps, l’héroïsme des marines française et anglaise transforme l’opération de sauvetage en un « miracle ». Tous les bateaux disponibles sont mis à contribution, dont des yachts privés !

 

Malgré les bombardements de l’aviation allemande, le corps expéditionnaire britannique de 220 000 hommes parvient à s’embarquer tout entier. Du côté français, 120 000 soldats sont évacués. Le 4 juin au matin, tout est terminé. Les navires alliés ne peuvent plus approcher de la côte tant les bombardements sont intensifs. L’amiral Abrial rend le port inutilisable avant de le quitter.

Du côté allié, les pertes sont lourdes : de nombreux bâtiments ont été coulés (123 français et 112 britanniques). Mais l’opération reste une réussite, au-delà des espérances. Alors que les alliés pensaient pouvoir sauver 45 000 hommes, ce sont plus de 340 000 soldats qui ont pu être évacués. Mais ce sauvetage sous le feu n’aurait pu être possible sans le sacrifice des divisions françaises qui ont permis le rembarquement de leurs frères d’armes dans une lutte sans issue en apparence, mais lourde de conséquences pour la suite de la guerre. Comme le rappelle l’historien américain Walter Lord : « Nombre de généraux allemands considèrent la bataille de Dunkerque comme un tournant de la guerre : si le corps expéditionnaire britannique avait été fait prisonnier, la Grande-Bretagne aurait été vaincue… »

 

Bainxotte

 

Actuailes n° 70 – 24 mai 2017

 

 

 

 

 

 

 

 




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