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 Le 16 octobre 1793, la mort de Marie-Antoinette

Le 16 octobre 1793, la mort de Marie-Antoinette

03-10-2017 à 21:27:13

Le temps de l’insouciance…

Dernier enfant de l’empereur d’Autriche François Ier, Marie-Antoinette de Habsbourg naît à Vienne en 1755. Elle est destinée à épouser un prince de France pour sceller la réconciliation des deux pays après des siècles d’opposition guerrière. Le roi Louis XV, en dépit d’oppositions tenaces tant est grande en France la détestation de l’Autriche, décide de la donner en mariage à son petit-fils Louis-Auguste, futur Louis XVI. Elle quitte à 15 ans l’Autriche et sa famille pour un pays inconnu où l’attend un destin tragique…

Le 16 mai 1770, son mariage est célébré à Versailles. Son charme et sa jeunesse gagnent vite le cœur de tous. Mais ces jours de fêtes sont marqués par un drame : lors d’un feu d’artifice, une bousculade entraîne la mort de cent trente-deux personnes, piétinées par la foule. D’aucuns verront là un funeste présage de ce qui attend la France et les jeunes époux royaux.

La petite princesse s’ennuie et supporte difficilement la sévère étiquette de la cour. Elle s’évade alors dans les jeux et les divertissements. Lorsqu’en 1774 Louis XV meurt, le mari de Marie-Antoinette devient le roi Louis XVI et elle est loin de prendre la mesure du rôle qu’elle doit tenir : la reine de 20 ans continue à s’étourdir dans les plaisirs, s’attirant de solides rancunes…

Le temps des responsabilités…

En 1778, Marie-Antoinette donne naissance à Madame Royale, sa fille aînée, puis viendra le premier dauphin, qui mourra à la veille de la Révolution, et enfin le deuxième dauphin, futur Louis XVII. Marie-Antoinette se montre une mère très attentive et aimante.

Quand la Révolution éclate, elle devient le symbole de l’absolutisme à abattre. Les journées révolutionnaires, la confrontation avec une populace manipulée et hargneuse lui font prendre conscience de la gravité des événements. La jeune reine insouciante fait alors preuve d’une grande fermeté. Elle organise la fuite du roi à Varennes, tentative qui échoue finalement.

Le temps du martyre…

Après l’arrestation puis l’exécution de son mari, Marie-Antoinette est incarcérée avec leurs enfants à la Conciergerie. Son fils, le petit roi Louis XVII, lui est enlevé et elle est traduite devant le tribunal révolutionnaire. Elle est accusée d’avoir entretenu des liens avec l’Autriche, à qui la France révolutionnaire a déclaré la guerre. Des magistrats sans honneur inventent les crimes les plus odieux : « L’Autrichienne » doit mourir…

Et le 16 octobre 1793, la reine part pour l’échafaud, avec une très grande dignité et un courage admirable. En montant vers la guillotine, elle marche sur le pied du bourreau : « Je vous demande excuse, Monsieur, je ne l’ai pas fait exprès », lui dit-elle avec délicatesse. Ainsi mourut la reine martyre…

 

 

    Actuailes n° 74– 4 octobre 2017




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