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 Le Petit Prince

Le Petit Prince

06-01-2016 à 23:30:54

Que nous souhaiter en ce début d’année ? Les guerres fatigantes de l’interminable série des Stars Wars ? Un James Bond qui jette l’éponge ? Les religieuses cupides de Pan, l’inutile dernier film de Joe Wright sur l’enfance de Peter Pan ? Un peu de douceur et de poésie, s’il vous plaît ! Et de la poésie Le Petit Prince de l’américain Marc Osborne en a à revendre ! Sorti en salle en juillet dernier et en dvd pour Noël, voilà 1h50 de bonheur ! Enfin, presque car tout n’est pas à la hauteur de la délicatesse du roman d’Antoine de Saint Exupéry (publié en 1939) mais tous, petits et grands, seront émus par cette première adaptation au cinéma.

C’est l’histoire d’une petite fille seule, élevée par sa mère seule, dans le culte de l’efficacité et du résultat. Elle va rencontrer un vieux monsieur seul (et on pense au formidable Là-Haut (Up)2009) excentrique et terriblement attachant qui va lui raconter sa rencontre avec Le Petit Prince. Il y a donc deux histoires et deux films en un : une version animée en volume (animation classique) et une autre composée d’images virtuelles (Osborne est un ancien des studios Dreamworks). De fait, il y a réellement deux rythmes : celui mécanique de l’horrible monde uniforme, policé qu’offrent à leurs enfants des parents qui à force de travail et de compétition ont perdu de vue l’essentiel, à savoir l’amour et son langage, et  puis, en « traversant la faille », on découvre la féérie du monde du Petit Prince qu’a su perpétuer chez lui le vieux pilote, l’éloge de la lenteur et de la rêverie.

Le film se gâte un peu quand la fillette se met en quête du Petit Prince devenu un grand dadais… mais tout en gardant un ton et un regard plein d’humour sur ces vies de fourmi dans un monde de chiffres, sur ces personnages rencontrés auparavant dans le roman et qui sont dépeints avec beaucoup d’ironie. Comme si, devenu adulte tous les hommes perdaient leur humanité !

 « Ce n’est pas tant de grandir qui est un problème, c’est d’oublier »… À vous, chers amis d’Actuailes, de ne pas oublier qu’il suffit d’un coquillage pour entendre la mer !!




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