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Vendanges en Europe

Vendanges en Europe

19-09-2017 à 20:56:15

En Europe, comme depuis plus de trois mille ans à chaque fin d’été, les feuilles de vigne tournent au rouge, à l’orange et au jaune. C’est la saison des vendanges pour le secteur viticole européen, qui représente 45 % de la production mondiale de vin.


 

La France et l’Italie se disputent le titre de premier pays viticole mondial ; chacun très fier, à juste titre, de ses myriades de cépages cultivés et d’appellations protégées. Mais saviez-vous que plus de trente autres pays européens ont également de très belles productions viticoles ?

Ainsi l’Allemagne est très connue pour ses vins majoritairement blancs, produits dans les vallées du Rhin et de ses affluents et qu’on découvre le long des nombreuses et pittoresques Weinstrassen. Le Luxembourg est également réputé pour ses vins blancs des rives de la Moselle. La Suisse, elle, est connue pour ses vins du Valais et de Vaud, accrochés aux coteaux des Alpes.

L’Espagne, l’autre grand pays des rouges, est fameuse pour ses Rioja puissants et sombres et pour ses soixante-cinq autres terroirs denominación de origen. Le Portugal a ses « vinho verde » (qui ne sont pas verts paradoxalement mais blancs, rosés et rouges) et ses vins sucrés comme le Madère et le Porto dont raffolent les Anglais depuis le XVIIIe siècle.

Berceaux historiques du vin, les pays méditerranéens restent de grands producteurs, notamment la Grèce, la Macédoine, Chypre et Malte, mais leurs vins sont surtout consommés localement.

Continuons notre route des vins vers le centre de l’Europe : voici la Hongrie, célèbre pour son Tokaj à la couleur or et au goût sucré, déjà connu à la cour de Louis XIV comme « vin des rois et roi des vins ». La Slovaquie, l’Autriche, la Croatie et la Roumanie ont également de belles productions de vins blancs ; et plus à l’Est encore, on dégustera avec plaisir les vins mousseux de la mer Noire comme ceux d’Ukraine, de Bulgarie, de Géorgie et de Russie – lesquels renaissent depuis dix ans en qualité grâce à des œnologues français.

Traditionnellement, la limite de culture de la vigne pour produire de bons vins était le 50e parallèle Nord, ligne imaginaire qui passe par la Normandie, Amiens, Luxembourg, Francfort et Prague. Mais le réchauffement climatique des dernières décennies fait monter progressivement les cépages de qualité, au grand bonheur des Anglais dont les vignobles disparus sont en pleine renaissance.

La belle diversité de ces vins fait partie des richesses de notre patrimoine. Tous ont été introduits par les Celtes, par les Grecs ou par les Romains ; de grands ordres monastiques du Moyen Âge les ont ensuite répandus dans toute l’Europe. Issus de siècles, voire de millénaires d’efforts patients, leur qualité est le fruit d’une humble adaptation aux terroirs, d’une compréhension de la nature et d’une amélioration constante des techniques de vinification qui nous permettent aujourd’hui de nous délecter – avec sagesse ! – de ce « fruit de la vigne et du travail des hommes ».

Siegfried

 

 Actuailes n° 73 – 20 septembre 2017

 

 

 

 




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